Index du Forum


 
 Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

:: Le retour des troupes ::
Aller à la page: <  1, 2, 3  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     Index du Forum -> Aire de Rôle Play -> Rôle Play Le temps des Chevaliers
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Sytry Assura
Administrateurs

Hors ligne

Inscrit le: 20 Nov 2008
Messages: 301
Localisation: Sous un clair de lune dans les bois...

MessagePosté le: Sam 19 Déc - 23:46 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant

Alors qu'il s'apprêtait à répondre à la question de la jeune princesse, celle-ci lui joua un mauvais tour. Signe qu'elle avait découvert ce qu'il venait de lui cacher tantôt. Sans doute las de tant de mensonges, sa bien aimée décida de mettre sa vie en danger en connaissance de cause. Il n'eut donc d'autre choix que de faire opposition à cette décision. Chose qu'il fit en lui tenant ce langage d'une voix calme.

"Je suis désolé ma princesse mais je ne peux vous laisser sortir aujourd'hui. Il est important que vous restiez dans l'enceinte du château."

Il resta silencieux un moment avant de poursuivre toujours sur le même ton.

"Sur ce, je vous laisse aux bons soins de sir de Galoni. Mes respects votre Altesse."

Il s'inclina respectueusement tout en effectuant quelque pas en arrière avant de finalement se retourner afin de regagner ses quartiers. Il partit l'esprit tranquille puisque le chevalier qui était auprès de sa princesse n'était autre qu'un de ses meilleurs élèves, un compagnon d'arme avec qui il avait déjà vu et vécu de nombreuses batailles. La fatigue se faisant grandement ressentir, notre jeune chevalier rejoint sa chambre afin de goûter un repos bien mérité. Une fois au sein de celle-ci il s'allongea dans son long lit de chêne puis s'endormit, les bras de Morphée l'emportant pendant cinq longues heures...

Une fois éveillé, il se rhabilla, se débarbouilla tout en profitant de ce petit laps de temps afin de se raser puis sortit de sa chambre, prenant immédiatement la direction de la salle de garde. Une fois arrivé il questionna les membres chargés de l'interrogation de l'intrus de la veille. Malheureusement celui-ci semblait se montrer résistant puisqu'il n'avait toujours pas parlé. Il disposa donc, les invitant à continuer leurs actions afin de faire parler ce traître. Après quoi, il se dirigea vers la salle de la garde royal afin de se renseigner sur la position de la jeune princesse. Apparemment le Roi avait cru bon de la consigner dans ses quartiers en attendant des réponses de Sir Tristan. Ayant apparemment reçu l'ordre de la Reine elle même de rejoindre la jeune fille, le jeune chevalier s'exécuta.

Il traversa rapidement les longs couloirs menant à la chambre de la princesse en hâte afin de ne pas la faire languir trop longtemps. Une fois sur place, il fut rassuré de voir que la porte était gardée par pas moins de quatre gardes royaux. Il les salua distinctement avant de frapper à la porte trois fois. Une fois cela fait il demanda d'un ton calme et doux à haute voix.


"Ma princesse, c'est Sir Tristan. Puis-je entrer?"
Revenir en haut
MSN
Publicité






MessagePosté le: Sam 19 Déc - 23:46 (2009)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Nastasia
Administrateurs

Hors ligne

Inscrit le: 15 Déc 2009
Messages: 31
Localisation: Une maison vide

MessagePosté le: Dim 20 Déc - 03:20 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant


 
Aussi doux soit le phrasé il ne voulait dire qu’une chose : Non. Et ce non, fut une façon de lui donner raison, à elle.  Elle le dévisagea un instant. Pourquoi ce mélange de ressentiment et d’agacement. Lui venait-il ? Alors que quelques minutes plus tôt il était sa raison de se lever. Myriame aurait voulu qu’il partage. Qui se confit à elle. Qu’il lui face confiance. Il s’agissait de sa maison, de son royaume à elle aussi ! Qui plus est lui retirer le droit de quitter le château…   
  
-« Qu’il en soit ainsi donc Sir… »   
  
La princesse cacha son ressentit en tournant délicatement les talons. Une longue journée l’attendait donc. Une prémonition qui atteignit son apogée lorsqu’un page du roi vint la chercher sur les rempares. Son père le roi voulait la voir au chaud pour la journée. Manière polie de la tenir un peu plus recluse encore. Elle pensa à son étalon, à la plaine rougissante qui les attendait.  Dans la chambre de la princesse les heures passèrent dans un silence morose.   
  
Louisa qui était à la fois douce et observatrice sentit l’état de sa fille lors du repas. Un regard échangé avec le second fils et un sourire détendit ses traits maternels. Sa fille n’était pas habituée à montrer pareille mine. A n’en pas douter les derniers évènements la confrontait à de nouveaux états. Elle était entrain de grandir. Et la reine voulait l’y encourager… dans la bonne direction.   
  
Florian était celui qui pouvait le plus se permettre de bousculer sa cadette. Sans la blesser il arrivait à lui faire entendre raison. Un exercice néanmoins complexe lorsqu’on connaissait l’amour de la jeune fille pour la vérité. Pourtant il fallait bien que cette demoiselle accepte sa place. Tristan n’avait fait que son devoir. Chaque membre de la famille royale le savait. Même elle… surtout elle. Pourtant Myriame pouvait se montrer buttée.   
  
Elle trouva refuge dans une lecture. Abandonnant ses dessins ou broderie diverses. Assise dans un grand fauteuil le temps fila lentement. Le roi qui devina ce qui se tramait demanda à sa femme d’intervenir. Il n’aimait guère voir un tel mutisme chez cette enfant. La princesse était faite pour rayonner. La reine qui était fine demanda à ce qu’on prévienne le tendre chevalier à son réveil. Parfois seul le dialogue pouvait soulager l’esprit.   
  
Ainsi peu avant un nouveau diner un jeune bretteur frappa à la porte d’une princesse. La demoiselle entendit la voix et leva immédiatement les yeux de son ouvrage. Elle fit signe à Cécile d’aller lui ouvrir. Myriame referma respectueusement l’objet et le déposa prés d’elle.  Les bougies créaient une ambiance chaleureuse et donnait à la peau un reflet doré.  La princesse se préoccupait surtout de lui. Il était plus détendu, plus beau encore.   
  
-« Chevalier… »   
  
Assise elle le resta. Tranquille façon de lui signifier sa contrariété. Elle ne savait rien des manigances maternelles.  Et malgré tout la joie de le voir ne put être entamée. Cette aura qu’il dégageait. Il n’y avait rien à faire. Dés qu’il entrait dans la pièce la princesse avait envie de sourire. Comment était ce possible ? Sa voix fut douce et pourtant pleine d’une certaine ironie.   
  
-« Pensez vous donc que ma quarantaine puisse s’achever ? »   

_________________
Nastasia, Myriame, Daphné sont trois filles à écrire.
Revenir en haut
Sytry Assura
Administrateurs

Hors ligne

Inscrit le: 20 Nov 2008
Messages: 301
Localisation: Sous un clair de lune dans les bois...

MessagePosté le: Dim 20 Déc - 04:23 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant

Le jeune chevalier fit donc son entrée, relevant immédiatement en pénétrant dans la pièce que l'atmosphère était lourde. Les quelques bougies allumées éclairaient faiblement l'intérieur de la pièce. Par chance la rayonnante beauté de la princesse chassait l'obscurité qui l'entourait. Tristan s'avança de quelques pas vers elle pour ensuite la saluer respectueusement. Une fois les banalités d'usages passées, il se redressa tout en affichant un sourire désolé. A la suite de sa question il répondit d'un ton à la fois calme et doux.

"Je suis navré de voir que cela vous peine ma princesse. Veuillez, je vous prie, bien vouloir accepter mes plus plates excuses. Je ferais en sorte de lever cette interdiction une fois votre sécurité totalement assurée."

Il marqua une courte pause avant de se tourner vers la demoiselle présente à leurs côtés. Il lui fit face un instant avant de lui demander d'un ton très calme et poli.

"Pouvez-vous nous laisser seul un instant? J'ai à m'entretenir avec sa majesté."

Elle se contenta d'hocher la tête avant de disparaître derrière la grande porte de chêne. Tristan attendit que la porte se referme pour s'avancer d'un autre pas vers la princesse afin de s'agenouiller au plus près d'elle. Après quoi il lui confia dans un murmure.

"Veuillez m'excuser mais je me devais de prendre une telle décision. Hier lorsque vous dormiez paisiblement un vil assassin fit son apparition. Après un brève combat je put maîtriser mon adversaire. Celui-ci est actuellement retenu prisonnier et questionner. Nous ne pourrons pas vous laisser prendre de risque avant de connaître le motif mais aussi l'employeur de ce traître ma princesse. J'espère que vous me comprenez. Loin de là l'idée de vous déplaire, je pense avant tout à votre sécurité votre Altesse. Je ne sais ce que je pourrais devenir s'il venait à vous arriver malheur."

Une fois sa confession terminée le jeune chevalier inclina la tête, fixant le sol comme s'il cherchait pénitence. Il espérait que sa princesse lui pardonnerait, qu'elle comprendrait son geste. Il ne souhaitait pas se confronter à elle, bien au contraire. Plus que son affection, c'était ses sourires qu'il ne souhaitait pas perdre. Chacun d'eux illuminaient sa vie. Vivre sans soleil était similaire à la mort selon lui. Mais cette sensation n'était-elle pas interdite? N'était-ce pas de l'amour plutôt que de la dévotion? A vrai dire cela n'avait pas grande importance en ce moment...
Revenir en haut
MSN
Nastasia
Administrateurs

Hors ligne

Inscrit le: 15 Déc 2009
Messages: 31
Localisation: Une maison vide

MessagePosté le: Dim 20 Déc - 19:27 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant


 
Elle ne douta pas qu’il le fit des qu’il le put. Cela ne chassait pourtant pas ses émotions. Elle était persuadé que Jocelyn savait ce qui se passait. Il n’y avait qu’à se souvenir de la manière dont il avait fuit son regard pendant le déjeuner. La reine avait fait de son mieux pour rattraper tout cela. Elle avait promit à sa fille de l’emmener avant les première neige dans la forêt. Ce qui voulait dire dans fort peu de temps…   
  
Myriame salua ses paroles d’un hochement de tête. Elle voulait surtout qu’il lui donne la cause exacte de cette punition. Personne n’avait put la renseigner. Même la brave Jasmine avait évincé le sujet. De quoi se sentir impuissante manipulée par les événements. Le pauvre Tristan n’était que le bras armé, le messager de sa sécurité. Pourtant… elle aurait pensé que leur amitié leur donne plus de liberté.   
  
Cécile exécuta une parfaite révérence avant d’interroger sa maitresse du regard. Celle-ci se contenta d’un sourire rassurant et la laissa partir. Elle voulait entendre son Chevalier. Son regard étonné suivit la descente de son interlocuteur. La princesse s’asseyait un peu plus convenablement. Face à tant de sérieux il fallait qu’elle se montre correcte. Elle le regarda dans les yeux. Elle écouta. Chaque mot se répercuta comme un aveu affreux. Un assassin, chez elle.   
  
-« Il ne vous a pas blessé ? Tristan dites moi. »  
  
C’était la première inquiétude qui avait surgit. Elle le regarda plus attentivement encore. Aucun bandage… Quant à l’autre point. Pourquoi s’en prendre à elle ? La dernière des enfants. Celle qui ne toucherait jamais au trône. La seule influence qu’elle puisse avoir serait à la force d’une union politique. En tant que fille du roi elle ne menaçait rien. Son trouble se lut sur son visage. Était-elle la cible ?  
  
-« Qui cherchait-il ? »   
  
Ses yeux observaient sa tête baissée avec douceur. il avait l’air terriblement sincère. Myriame n’avait aucun plaisir à le contrarier. Ni a contrarier qui que ce soit. Il était dommage qu’elle soit obligée à cette révolte silencieuse pour connaître les faits. La douceur porta sa voix doucement.   
  
-« Je n’ai jamais douté de vos motivations. Je sais que votre mission vous tiens à cœur. »  
  
Avec une certaine confiance en elle la jeune fille porta une main sous le menton de son templier. Elle le guida doucement vers son regard. Il fallait cela dit qu’il comprenne qu’elle n’était plus une enfant. Si elle devait tenir son rôle elle ne devait pas être épargnée. Elle était peut être présomptueuse. Mais au fond la princesse était convaincue d’être dans son droit.   
  
-« Je ne suis plus une enfant maintenant Sir. J’ai besoin de prendre part au monde dans lequel je vais devoir vivre. »   
  
Puis elle le libéra avec un sourire sincère. Sa silhouette se leva dans un délicat tourbillon de voile. Elle marcha lentement jusqu’à la fenêtre. Le corps droit, digne et songeuse Myriame étudia le paysage sous ses yeux. On voyait les remparts au loin et derrière les collines, et plus loin encore les terres. Elle aimait ce royaume. Et pour cela elle voulait être en mesure de le protéger à son tour.   

_________________
Nastasia, Myriame, Daphné sont trois filles à écrire.
Revenir en haut
Sytry Assura
Administrateurs

Hors ligne

Inscrit le: 20 Nov 2008
Messages: 301
Localisation: Sous un clair de lune dans les bois...

MessagePosté le: Dim 20 Déc - 21:23 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant

"Non ma princesse. Je vous remercie pour votre sollicitude. Mais je dois cependant vous avouer que je me suis acquitté dune dette envers ma famille... Sans ce don qui me caractérise, il aurait certainement pu en être autrement. J'espère que vous me pardonnerez ma faiblesse votre Altesse."

Le fait qu'elle s'inquiète de son état de santé le réconfortait grandement. Rares étaient les souverains qui se préoccupaient de leurs serviteurs. Ils n'étaient que des simples pions pour bien d'entre eux. Mais Tristan avait eu l'immense privilège de protéger certainement deux des femmes au cœur le plus pur en ce monde. C'était par ailleurs aussi pour cela qu'il tenait tant à la vie de ces personnes. Bien plus que des simples missions, ces femmes étaient devenues un but dans sa vie. Le fait de vouloir les protéger n'était plus du domaine de l'obéissance mais de la dévotion totale à leur vie...

Sa seconde question souleva un point que lui même cherchait à élucider. Pourquoi un Assassin viserait-il sa jeune protégée? Lui cachait-on quelque chose? Il mit ses questions de côté afin de ne pas faire languir sa princesse en lui répondant d'un ton calme et sérieux.


"Non votre Altesse. Mais si cela vous tient à cœur, je pourrais vous le confier secrètement une fois celui-ci connu."

Le geste qui suivit le surprit quelque peu. La douceur de sa main le fit frémir légèrement. Tristan se demandait parfois si lors de sa naissance le Seigneur n'avait pas eu l'idée de lui faire don du pouvoir des anges. Sa peau était aussi douce que celle d'un nourrisson, à la fois chaleureuse et réconfortante. Il eu bien du mal à détourné son regard du sien, hypnotisé qu'il était par ses yeux aux reflets mielleux envouteurs. Oubliant toutes les règles établies par le code de la chevalerie, Tristan se livra totalement à sa princesse. Ce qui devait être une simple discussion devint un moment privé entre ces deux êtres.

Il reprit ses esprit lorsque sa main se retira. Il afficha un sourire désolé sans le vouloir, gênait qu'il était par ce geste. Non pas à cause de son statut mais sans doute parce-qu'il éprouvait bien autre chose que de l'amitié envers la jeune princesse. Mais le savait-il lui même? Lorsque la demoiselle se leva, notre jeune chevalier s'écarta de quelques pas afin de lui laisser le chemin libre. Il finit par lui dire après quelques minutes d'une voix douce et calme.


"Pardonnez moi ma princesse. Je ne fais que suivre les consignes de vos parents. Je ne sais que trop bien ce que vous souhaitez."

Il marqua suite à cette phrase un long moment de silence, détaillant de dos sa princesse. Alors qu'elle était retournée il passa sa main sur l'endroit précédemment effleuré par sa bien aimée. Curieusement, il se revoyait quelques instant auparavant avec elle, échangeant pour leur première fois un contact physique. Chose formellement interdite par sa fonction. Il afficha un sourire, satisfait par cette petite attention. Après quoi il secoua légèrement les têtes afin de se reprendre puis lui demanda d'un ton calme et doux.

"Souhaitez vous faire quelque chose en particulier ma princesse?"

Il n'attendait pas de réponse précise à cette question, il souhaitait juste lui montrer qu'il était à son entière disposition, espérant ainsi pouvoir la divertir ne serait-ce qu'un moment afin de soulager ce fardeau qui la confinait en ces lieux en sa présence.
Revenir en haut
MSN
Nastasia
Administrateurs

Hors ligne

Inscrit le: 15 Déc 2009
Messages: 31
Localisation: Une maison vide

MessagePosté le: Lun 21 Déc - 01:53 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant


 
-« Un don n’est pas une faiblesse… ou alors nous en avons tous… »   
  
Par tous elle entendait les familles les grandes et anciennes familles touchées par les dieux. Et Tristan qui s’excusait. Elle avait envi de le démentir encore plus. Mais alors elle aurait encore une fois déviée de sa place. Et depuis son retour elle sollicitait bien trop sa patience pour se le permettre. Elle se contenta d’un sourire assuré.  
  
Il acceptait donc de partager les informations ! Myriame en fût à la fois surprise et heureuse. Il lui faisait donc confiance. Ou en tous cas il l’avait entendu. Il la respectait assez pour cela. Et la princesse en était touchée. Au plus profond de son être son  une once de bonheur s’installa. Cet autre la considérait. C’était déjà presque tout pour la jeune fille.   
  
-«  Ce serait fort aimable à vous Chevalier, je vous en remercie. »   
  
Son geste provoqua une chose imprévue. La princesse sentit son pouls se mettre au diapason de celui de son bel interlocuteur. Elle ne chercha pas à stopper ce contact. Peut être l’aurait il fallu. Si’ elle avait été sage la demoiselle aurait détourné ses prunelles. Mais que pouvait elle faire l’orque son cœur lui criait un ordre ? Tristan l’avait émue dans son honnêteté. Elle ne pouvait nier alors ses élans les plus humains.  
  
Elle aperçut le sourire de son protecteur alors que tout s’estompait. Pourquoi un tel air ? Pourquoi être désolé de ce qu’ils venaient de voir ? Le jeune homme avait peut être une vision plus neutre de sa fonction. La princesse avait bien comprit qu’il suivait les règles. Mais jusqu’à quel point ? Les émotions ne devaient pas être les impératrices de la vie ? Peut être trouvait il qu’elle franchissait trop de limite.   
  
Ses parents… ces doux parents. Ils pensaient trop pour elle. Une main se posa sur la vitre froide. Devrait-elle encore combattre une réserve parentale ? Ne pouvaient-ils pas lui laisser un peu plus de crédit ? Ses frères avaient été mit à contribution beaucoup plus tôt dans leur vie. Parfois la princesse détestait être fille. Ce n’était que la place du faible.   
  
-« Qu’espèrent ils que je serais en mesure de faire une fois mariée, pour ce royaume, si je ne sais rien ? »   
  
Une question qui démontrait toute sa lassitude face à un raisonnement sclérosé. Ils ne pourraient pas éternellement lui cacher le monde. Mais la proposition de son veilleur la tira de sa critique. Elle se retourna doucement vers lui un peu indécis. Avait-elle bien entendu ? Faire quelque chose ? Il lui ouvrait une porte. Lentement un véritable sourire illumina son visage devant tant de gentillesse. Dieu qu’elle avait de la chance de l’avoir pour protecteur.   
  
-« Eh bien… Il y a une chose peut être… je voudrais voir Mélor. »   
  
Ses jolis yeux se fixèrent sur lui doucement. Elle y cherchait une approbation. Un refus peut être. Le diner serait servit dans une heure. Le soleil déclinait doucement. Ils avaient un peu de temps.   

_________________
Nastasia, Myriame, Daphné sont trois filles à écrire.
Revenir en haut
Sytry Assura
Administrateurs

Hors ligne

Inscrit le: 20 Nov 2008
Messages: 301
Localisation: Sous un clair de lune dans les bois...

MessagePosté le: Lun 21 Déc - 12:27 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant

"J'aimerai répondre à votre question votre majesté mais cela ne ferait que me placer dans une position plus qu'inconfortable."

En effet, pouvait-il lui dire ce qu'il pensait de la gestion du trône? Bien sûr que non... Ce n'était en aucun cas son rôle et encore moins un privilège qu'il pouvait s'octroyer. Il resta donc silencieux, observant avec attention sa princesse. Le sourire qui se dessina sur le visage de sa bien aimée décrocha à son tour un sourire sur les lèvres du jeune chevalier, certainement plus discret que le sien mais sincère.

Sa requête l'étonna quelque peu. Certes, il pouvait comprendre qu'elle veuille le voir, mais n'était-ce pas une désobéissance d'un ordre de la Reine elle même? A vrai dire, non. La Reine lui avait simplement demandé de rester auprès de sa fille. C'est pourquoi après un petit temps de réflexion il lui répondit d'un ton calme et doux.


"Je vais voir ce que je peux faire ma princesse."

Il sortit de la pièce, fit deux pas en avant, puis s'adressa aux gardes royaux tout en s'inclinant légèrement en guise de respect.

"Puis-je m'entretenir avec le chef de cette unité?"

Un homme de taille moyenne sortit donc des rangs, la main posée sur le pommeau de son arme, se tenant fièrement face à lui. Après une brève révérence il lui répondit d'un ton tout à fait neutre.

"Sir Tristan, que puis-je pour votre service?"

"J'aimerai que vous et vos hommes m'escortiez aux écuries afin de conduire Mademoiselle Myriame auprès de son destrier."

"Sir, voyons, vous savez que pour sa sécurité cette sortie représente un danger."

"Bien entendu. N'oubliez pas que c'est moi qui ai intercepté l'assassin en question. Mais de grâce, ayez au moins l'obligeance de laisser à notre princesse ne serait-ce qu'un peu de liberté. Qui plus est, avec la garde royal mais aussi son chevalier personnel, que peut-elle donc risquer? Ne sommes nous pas le bouclier de ce royaume?"

"Bien entendu Chevalier. Mais..."

"Allons, ne souhaitez vous pas rentrer dans les bonnes grâces de Mademoiselle?"

Le soldat resta silencieux pendant un moment. Apparemment le dernier argument avancé semblait avoir eu son effet. Il finit par hocher la tête avant de donner l'ordre à sa troupe de se préparer pour l'escorte. Tristan entrouvrit la porte avant d'afficher un sourire complice et de dire d'un ton calme et doux à sa princesse.

"Nous n'attendons plus que vous votre Altesse..."
Revenir en haut
MSN
Nastasia
Administrateurs

Hors ligne

Inscrit le: 15 Déc 2009
Messages: 31
Localisation: Une maison vide

MessagePosté le: Mer 23 Déc - 23:08 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant


 
Non bien sur son tendre prince ne pouvait pas lui répondre directement. Ce n’était pas son rôle. Il était trop humble pour penser à juger. Il était le meilleur des siens. Ce n’était pas sans raison. Celui sur qui la famille royale pouvait compter sans rémission. Il était le loyal serviteur. Et à ce titre il ne dirait jamais de mal envers ses parents. Myriame aurait dû s’en douter.  Aussi proche soient ils, son chevalier gardait en tête ses obligations. Qu’importe elle avait besoin de parler, d’exprimer à voix haute ce qui la rongeait. Et peut être qu’un jour Tristan oserait lui dire ces choses là.   
  
Pour l’heure il y avait ce silence entre eux. Sa demande amenait de la réflexion. A son air la princesse devina qu’il repensait à ses ordres. Il ne s’était peut être pas attendu à une telle requête. Bien sûr il avait dû remarquer son affection pour cette bête. Mais savait-il ? Savait il combien ils étaient proches tous les deux ? Le bretteur  acceptait de lui faire un cadeau. Car il s’agissait bien de cela à présent.   
  
La demoiselle hocha gracieusement la tête lorsqu’il s’éloignait. Les mains jointes devant elle Myriame attendit. Elle attendit en faisant les cents pas. Et ce qui ne représentait que le temps de quelques phrases devint pour elle une petite éternité. Elle espérait que tout ceci ne créerait pas de soucis. Pour, lui son chevalier, elle lui compliquait déjà assez la vie. La princesse était donc prise entre deux feux sans oser espérer tout en ne pouvant s’y empêcher.   
  
Lorsque la porte s’ouvrit elle s’arrêta immédiatement. Au petit sourire de son protecteur son cœur fit un bon dans sa poitrine. Ses pas fluides la portèrent jusqu’à lui. Il avait réussit. Alors la jolie jeune fille réalisa qu’on fond jamais elle n’aurait douté que son serviteur réussisse. Elle lui rendit un magnifique sourire et fila dans le couloir sans plus attendre. La garde s’inclina sur l’instant. Myriame se retourna vers son jeune interlocuteur et murmura :  
  
-« Merci. »   
  
Ils prolongèrent plusieurs couloirs. La garde tout autour d’elle ne disait mot. Ils avaient un air sévère. La princesse préféra les laisser opérer. Elle imaginait son bel étalon dans son grand boxe et une certaine sérénité la gagna. En quelques minutes ils avaient effectués le trajet. Il faut dire que Myriame donnait le tempo et qu’il était vif. Les palefreniers la virent arriver avec appréhension. Il savait à quel point la fille du roi était pointilleuse.   
  
-« Je souhaite voir Mélor. »   
  
Le palefrenier en chef s’inclina et la guida jusqu’à son cheval. Le bel animal la reconnu et henni gentiment. Sans attendre l’avis de l’entourage la jeune fille poussa le loquet et entra dans l’espace de son destrier. Il pencha la tête vers elle. Ses yeux la cherchaient tendrement. Elle déposa ses doigts délicats sur son museau.   
  
*as-tu entendu la menace… le château gronde de rumeur.*  
  
Le cheval bougea les oreilles. Puis il remarqua la présence de Tristan non loin. Une onde de douceur enveloppa l’esprit de la jeune fille. Elle ria doucement. *Oui il est revenu. Nous avons de la chance.* Il secoua l’échine en signe d’approbation. Myriame resta ainsi longtemps sans emmètre le moindre mot. Elle lui raconta tout. Ses actes, ses pensées. Et dans cet instant de partage plus rien ne semblait pouvoir les séparer. Comme si un fil invisible les reliaient.   

_________________
Nastasia, Myriame, Daphné sont trois filles à écrire.
Revenir en haut
Sytry Assura
Administrateurs

Hors ligne

Inscrit le: 20 Nov 2008
Messages: 301
Localisation: Sous un clair de lune dans les bois...

MessagePosté le: Mer 23 Déc - 23:37 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant

Tristan se contenta de répondre aux remerciement de sa princesse par le biais d'un léger sourire chaleureux. Après quoi il suivit lui aussi la troupe, la main sur le pommeau de son arme comme toujours. Son regard balayait successivement les coins obscures des longs couloirs qu'ils franchissaient à la recherche du moindres signe de danger. Par chance, rien de nuisible se produisit. L'enceinte du château semblait bien calme. Sans doute était-ce en partit dût aux nombreuses patrouilles qui sillonnaient l'ensemble du domaine depuis la découverte d'un assassin par Sir Tristan.

Après une courte marche ils arrivèrent finalement devant les établis. Le jeune chevalier ordonna discrètement à la garde royal d'entourer le bâtiment et d'ouvrir l'œil. Les établis étant non loin d'un des remparts, il lui paraissait peu probable qu'une attaque ait lieu ici, mais il ne pouvait pas se permettre de relâcher son attention. Il suivit de quelque pas sa bien aimée, s'assurant lui même de sa garde rapprochée. Son instinct ne le prévenant d'aucun danger, Tristan se fit moins méfiant. Il s'arrêta au coin du box, gardant un œil sur sa princesse sans pour autant oser la déranger.

Celle-ci semblait en parfaite communion avec le noble animal. Mais le jeune chevalier était loin de savoir jusqu'où ce lien pouvait aller. Le sourire étincelant qu'elle affichait valait bien ce risque selon lui. Quand bien même la Reine le gronderait, il était prêt à faire pénitence. Le temps passa doucement, émerveillé qu'il était par la beauté innocente de son altesse, Tristan la contempla en silence durant ce long moment de complicité qu'elle partageait avec son destrier. Après plusieurs minutes le chevalier s'inclina légèrement afin de disposer, l'abandonnant un instant afin de prendre des nouvelles de la garde. Il revint après quelques minutes, rassuré.

Il décida après une petite heure d'interrompre sa princesse. Il s'avança de quelques pas vers elle avant de lui dire d'un ton calme et doux tout en s'inclinant.


"Excusez moi ma princesse, mais il serait sage que vous regagniez vos quartiers. Vos parents risqueraient de s'inquiéter s'ils vous savaient ici."

Il attendit ainsi une réponse de sa princesse, restant incliné en guise de respect. Cela le peinait de devoir l'arracher à ce bel animal mais il ne pouvait pas se permettre de prendre le risque de rester avec elle trop longtemps à l'extérieur des murs du château. Il espérait juste qu'elle comprendrait et que ce moment lui redonnerait le sourire.
Revenir en haut
MSN
Nastasia
Administrateurs

Hors ligne

Inscrit le: 15 Déc 2009
Messages: 31
Localisation: Une maison vide

MessagePosté le: Jeu 24 Déc - 01:23 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant


 
 Le temps était comme distendu en présence de Mélor. Myriame n’était alors plus la fille du roi. Mais un esprit libre qui vagabondait prés de celui d’une autre race. Son corps était oublié les barrières physiques n’avaient plus de poids. Il n’en fallait pas plus pour que de goût de l’indépendance, et en même temps de la dépendance soit partagé par les deux créatures. Fille et cheval. Ses parents ne savaient encore clairement jusqu’où ce don les mènerait. Si la base de leur talant était liée à l’esprit son expression était toujours différente. Individuelle.   
  
Ce fût la voix de Tristan qui ramena la princesse parmi les hommes. Mélor la laissa patiemment partir.  Il connaissait les contraintes mortelles. Sa maîtresse lui avait tout expliqué au fur et à mesure. Il était calme. C’était le plus sage de tous les chevaux de l’écurie. Pourtant personne à part la jeune fille n’arrivait à le monter correctement. Il opposait une résistance silencieuse qui avait son effet. Les avertissement de Myriame furent entendus et transmis. Chaque animal du château fut ainsi au courant des affaires des verticales.  
  
-« Oui… vous avez raison… rentrons alors. »   
  
Myriame s’inclina devant son ami psychique. Un doux baiser sur son encolure fût déposé. Ainsi que le murmure de prochaine retrouvaille. Mélor secoua la tête et regarda la petite humaine refermer sa jolie prison. Ce n’est que pour elle qu’il avait accepté cette situation. Il surveilla aussi Tristan qui revenait si souvent dans les pensées de l’enfant. Il était débordant de déférence et attendait. Oui on pouvait lui faire confiance.   
  
L’être irradiant de paix la fille du roi accepta de se faire raccompagner. La troupe la guida dans le sens inverse. Chacun pouvait sentir la joie paisible de leur princesse. C’était comme si toute les contrariétés avaient désertées. Et c’était sans doute le cas. Jasmine leur ouvrit la porte. Elle avait la mine sévère. Ses vieux yeux ocre s’attardèrent sur le chevalier qu’ils défiaient un instant. Myriame ne vit rien si plaine de sa sérénité retrouvée. Avant de disparaitre pour une rapide toilette la jeune fille revint vers son chevalier.   
  
-« Mille fois merci. Je ne l’oublierais pas, Tristan. »  
  
Ce soir là ce fût un diner en petit comité. Les garçons ne resteraient plus longtemps au domaine familial et leur mère voulait en profiter. Elle convia aussi les compagnes de ses fils, quelques proches, ainsi que le beau bretteur. Louisa ne cachait pas son attachement pour tous ces êtres. Les voir réunis était la promesse d’un hiver paisible. Sa fit fut la première et s’inclina avec douceur.   
  
Chacun remarqua le changement d’état de l’enfant. On nota sans émettre de commentaire. Enfin… presque. Lorsque le Chevalier entra Jocelyn le regarda s’installer le regard brillant. Il ne savait pas pour les écuries. Mais il avait déjà deviné l’affection du garçon. Et en digne provocateur il trouva là une magnifique entrée. Après quelques minutes, de tranquille conversation, le prince lança avec un air mesquin.   
  
-« Sir de Rosae  qu’as-tu fais à Myriame pour qu’elle s’adoucisse ainsi ? »   
  
La demoiselle le regarda coi. La famille tourna gentiment son regard vers l’interpelé.   

_________________
Nastasia, Myriame, Daphné sont trois filles à écrire.
Revenir en haut
Sytry Assura
Administrateurs

Hors ligne

Inscrit le: 20 Nov 2008
Messages: 301
Localisation: Sous un clair de lune dans les bois...

MessagePosté le: Jeu 24 Déc - 14:00 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant

Ayant obtenu son approbation le jeune chevalier fit signe aux gardes de reformer la troupe afin d'escorter sa majesté. Il se plaça derrière elle à seulement quelque pas, formant à lui seul l'arrière garde. Pourquoi me direz vous? Et bien tout simplement parce-que cette position avait toujours été la faiblesse d'une troupe. C'est pourquoi il était de son devoir en tant que chevalier et bretteur d'être le plus exposé dans la troupe. Comme à l'aller, le voyage se passa sans incident.

Une fois arrivés Tristan fit signe au chef de la troupe de remettre la formation en place face à la porte pendant qu'il se positionnait face à l'entrée de la chambre. Une des femmes de chambre le défia du regard aussitôt eut-elle ouvert la lourde porte de chêne. En guise de réponse le jeune chevalier se contenta d'afficher un sourire innocent tout en s'inclinant légèrement avant de s'apprêter à tirer sa révérence, laissant ainsi à la princesse le temps nécessaire pour qu'elle se prépare pour le diner. Cependant la jeune fille revint vers lui afin de lui offrir des remerciements. Il afficha un délicat sourire avant de lui dire d'un ton très calme et doux.


"Il n'y a aucune dette entre nous ma princesse... C'est mon devoir de vous servir après tout..."

Sans doute se rappellerait-elle de cette phrase. En effet, ces mots étaient sortis de la bouche de sa bien aimée le jour d'avant. Une fois sa révérence faîtes il abandonna sa princesse à sa toilette, se postant face à la porte en attendant qu'elle revienne vers lui. Sir Tristan s'inclina à nouveau lorsqu'elle sortit de sa chambre avant de se retourner pour mettre en ordre la garde. Ils marchèrent en silence en direction de la salle où serait servit le dîner. A titre exceptionnel Tristan s'était vu offrir l'immense honneur de se joindre à la table royal.

Le jeune chevalier s'arrêta à l'entrée, laissant sa princesse ainsi que les autres membres de la cour s'installer pour finalement s'avancer afin de gagner sa place. Une fois face à la chaise il se tourna vers l'assemblée afin de s'incliner tout en prononçant ces quelques mots sur un ton infiniment respectueux.


"C'est un honneur pour moi d'avoir été invité à cette table votre Majesté."

Après quoi il s'installa en silence, observant les membres de la cour royal avec un air totalement innocent. Alors que la discussion semblait se dérouler dans la joie et la bonne humeur son don s'éveilla, le prévenant d'une situation peu habituelle. En effet, une question lui étant adressée fut avancée par le prince Jocelyn. Tristan remarqua immédiatement la petite pointe de mesquinerie qui se cachait derrière ces paroles. Il profita de ces quelques secondes de répit pour trouver la réponse adéquate. C'est pourquoi il répondit d'un ton tout à fait naturel lorsque la question fut véritablement avancée.

"Je n'ai fais que me tenir auprès d'elle mon prince. Je pense que ce sourire éclatant est sans aucun doute dût à votre présence ainsi que celle de l'ensemble de la famille royale. Ne dit-on pas que rien n'égale la chaleur d'une famille?"

Jocelyn ainsi que le reste des personnes présentes affichèrent un sourire satisfait. Il avait su trouver les bons mots apparemment. Cependant la question suivante le laissa de marbre. En effet le Prince enchaîna aussitôt sur cette autre question qui avait le don de placer le jeune chevalier dans une position inconfortable.

"Cela est bien vrai Chevalier. Sans doute est-ce de même avec votre famille? Ai-je tord?"

"Non mon prince. Cela était en effet le cas..."

Un silence s'installa alors suite au ton froid que le prince venait d'utiliser. Le Roi comme à son habitude rebondit sur un autre sujet afin de chasser le silence qui se faisait déjà pesant. C'était un bon vivant, il était donc normal qu'il fuit ce genre de moments. Le jeune chevalier resta quant à lui silencieux. Il s'efforça cependant d'afficher un sourire afin de ne pas gâcher la bonne humeur de la table. Mais il était clair que ses yeux n'affichaient plus la joie qui lui était commune mais plutôt une douleur invisible et secrète. C'est sans doute pour cela qu'il évita au maximum le regard de sa princesse. Il ne souhaitait pas l'accabler avec ses problèmes. Personne n'était vraiment au courant de la mort de ses parents. En effet, ils furent exterminés lors d'un voyage par des barbares. Les coupables ne furent malheureusement jamais retrouvés. Le seul regret du jeune chevalier fut de ne pas pouvoir leur dire au revoir. Ils étaient honnêtes et droit, leur mort était selon lui injuste. Mais dans son malheur il ne cessait de se répéter qu'ils étaient plus heureux là où ils étaient, auprès de Jésus Christ.
Revenir en haut
MSN
Nastasia
Administrateurs

Hors ligne

Inscrit le: 15 Déc 2009
Messages: 31
Localisation: Une maison vide

MessagePosté le: Ven 25 Déc - 21:52 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant


 
 Lorsque Tristan remercia le roi et sa femme de l’avoir convié, une main apaisante, lui indiqua que tout ce cérémonieux était inutile. A vrai dire Le roi connaissait la famille du Chevalier depuis des années. Même si ses fonctions l’empêchaient de profiter de tous ses amis, ses jugements n’en étaient pas moins fiables. Il aimait ces gens loyaux, fidèles à la couronne et de cœur bon. Ainsi le jeune fils prodigue avait le statut d’un presque neveux aux yeux du couple royale. Bien entendu cela ne se disait pas. Mais cela pouvait se sentir. D’ailleurs, personne n’aurait osé le reprocher aux dirigeants car Tristan était aimé.   
  
Ainsi Myriame n’avait pas comprit la réaction de son frère. Alors que tout se déroulait pour le mieux. Louisa pensait au bal qui serait donné pour le solcise d’hivers. Elle parlait de tous ces personnages qu’elle inviterait dans le royaume. Que ce serait la une magnifique occasion de nouer de nouveau lien. Que Reims ne devait pas se refermer sur elle-même sous peine de mourir doucement. La réplique du prince avait sonné comme un reproche.   
  
Mais son cher Chevalier avait parfaitement réagit. La princesse fût secrètement fière de lui. Il ne réagissait pas face à la méchanceté. C’était en tout et pour tout un homme de bien. Chaque jour la laissait un peu plus convaincue de cela. Parfois elle imaginait même ce que devinerait sa terre si un tel esprit la guidait. Pour cela peut être elle en voulu à son aîné de cette mauvaise fois à peine dissimulé. Et cette fois c’est elle qui lança une lueur de reproche.   
  
-« Oui, mais la chaleur d’un foyer peut se trouver gâtée par un vent froid. »   
  
Peut être Jocelyn voulu t-il se rattraper ? La douce jeune fille avait regardé son protecteur avec un sourire. Mais le ton qu’il employa l’étonna. Ce timbre n’était pas habituel venant de lui. Il en fût d’autant plus violent à son oreille. Ses iris le détaillèrent un moment. Mais il détournait bien vite le visage. Comme de bien entendu son père dériva vers un autre sujet. Son père n’aimait pas le conflit. Il détestait encore plus la complication. La princesse ne revint pas sur le sujet par affection pour la tablée. Mais la voix de Tristan resta dans ses pensées avec une nuance de tristesse. Il avait parlé au passé… Pourquoi ?   
  
Le dessert fit son entrée et Louisa proposa d’aller le manger dans le jardin couvert. La reine aimait cette splendide construction. Grace à cela on pouvait au plus grand froid regarder le ciel. Les serviteurs s’exécutèrent face à cette fantaisie aussi spontanée qu’adorable. Tout le monde aimait à plaire à cette reine au cœur tendre. En quelques minutes un déluge de mains alla préparer une petite desserte.   
  
Myriame s’attarda volontairement. Elle fit en sorte d’être la dernière de la ligne. Ses frères discutaient bruyamment de leurs projets respectifs. Et leur sœur se plaça à la droite de son chevalier. Les gardes devaient le compter parmi les gens à protéger jusqu’à la fin du diner. Dans ce cadre précis, à ce titre, la demoiselle pouvait le traiter aussi comme tel. Tranquillement elle glissa son bras sous le siens et s’accorda sur son rythme. En observant le dos des jeunes hommes elle parla doucement.   
  
-« Que leur est ils arrivé ? »  
  
Cette voix trahissait aussi une inquiétude sincère et profonde. Elle n’osait imaginer que son ange gardien ait put lui dissimuler une nouvelle le concernant qui soit aussi importe. Elle sentait sa douce chaleur contre et la simple idée que celle-ci soit touchée par la tristesse la rendait malheureuse. Une petite pression sur son bras ferme le prévenait déjà de sa détermination.  

_________________
Nastasia, Myriame, Daphné sont trois filles à écrire.
Revenir en haut
Sytry Assura
Administrateurs

Hors ligne

Inscrit le: 20 Nov 2008
Messages: 301
Localisation: Sous un clair de lune dans les bois...

MessagePosté le: Ven 25 Déc - 23:17 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant

La suite du repas se passa sans trop de mouvements. Tristan resta silencieux, se contentant de répondre par des sourires de temps à autre afin de ne pas gâcher la bonne humeur de la tablée. Mais il était clair qu'au plus profond de lui un épais brouillard s'était levé. La proposition de sa majesté le réconforta. En effet, il ressentait le besoin de prendre l'air. Il attendit le départ des différentes personnalités pour se mettre lui aussi en route. Fermant comme toujours la marche. Mais sa princesse ne l'entendit pas de cette oreille. Elle se plaça en effet à ses côtés, lui retirant ainsi ce rôle. En effet, étant trop près d'elle, le travail de l'arrière garde revenait aux Gardes Royaux.

Il n'en fallait pas plus pour comprendre qu'elle souhaitait des réponses. Il lui accorda un délicat sourire lorsqu'elle passa son bras en dessous du sien avant de regarder face à lui. La question tant attendue ne tarda pas à faire son arrivée. La détermination de sa princesse à avoir une réponse fut renforcée par la légère pression qu'elle effectua sur son bras. Sans pour autant détourner son regard il lui répondit d'un ton calme et faible afin de ne pas être entendu par les autres personnes présentes.


"Ils ont été assassinés par des brigands. Mais la raison de cette acte m'échappe encore. De même que le nom de leurs meurtriers."

Après quoi il fit silence, se contentant de marcher à la suite du cortège au côté de sa princesse. C'est à mi-chemin qu'un évènement inattendu se produisit. Un cri de détresse se fit entendre non loin d'eux, celui-ci émanant justement de l'endroit dans lequel ils se rendaient. La garde se plaça immédiatement en alerte, attendant un quelconque signe de danger. Après quelques instants Tristan posa sa main sur celle de sa princesse avant de lui lancer un regard complice puis l'abandonna aux soins de la Garde Royale. Il passa le long du cortège afin de se placer à la tête de celui-ci. Après quoi le jeune chevalier regarda dans la direction d'où avait été produit ce son inquiétant. Il fit signe à deux hommes de la garde de le suivre avant de dire d'une voix à la fois sévère et calme.

"Que le reste de la garde protège la cour Royale. Si vous entendez le moindres son de combat, conduisez les à l'abri le plus proche."

Il marqua une courte pause afin de s'incliner face à ses dirigeants puis dit d'un ton calme à l'attention du Roi tout en affichant un sourire confiant.

"Si vous me le permettez, je reviens votre Majesté."

Aussitôt ces mots prononcés il fit demi tour, emmenant avec lui les deux gardes. Ils avancèrent prudemment jusqu'au Jardin Couvert pour finalement y découvrir un spectacle de carnage. En effet, une dizaine de sujets gisaient au sol, leurs corps criblés de flèches. Tristan leva les yeux à la recherche d'une menace lorsque soudain son sens s'éveilla. Il s'écarte juste à temps de la trajectoire d'un carreaux d'arbalète qui vint se ficher non loin de lui. Il ordonna aux deux gardes de se retirer d'une voix tonitruante mais l'avertissement arriva malheureusement bien trop tard. Une pluie de ces projectiles mortels frappa les deux gardes, les tuant sur le coup. Il n'eut pour sa part que le temps de se projeter en arrière, esquivant ainsi l'attaque qui lui était portée. Alors qu'il se redressait un cri de guerre se fit entendre. Trois hommes surgirent du Jardin, arme à la main afin de se ruer vers lui. Mais ce n'est pas ce qui inquiéta le jeune chevalier. En effet, le même bruit se fit entendre dans son dos. Il n'en fallut pas plus au chevalier pour comprendre que la cour Royal était attaquée. Il ignora donc les ennemis qui venaient face à lui afin de courir dans la direction des membres royaux.

Il arriva finalement à leur niveau, constatant avec effroi que la situation devenait plus que périlleuse. Trois des gardes gisaient au sol tandis que quatre autres luttaient encore. Les deux princes avaient dégainés leurs armes afin d'assurer la protection rapprochée du cortège qui c'était regroupé afin de ne pas être séparé par la tumulte des combats. Tristan se retourna à quelques mètres d'eux afin de faire face à ses poursuivants puis ordonna d'un ton clair et déterminé.


"Mes Princes! Laissez donc ce travail à la garde. Assurez vous de trouver refuge dans une des pièces du château. Je vous y rejoindrai."

Aussitôt eut-il finit ses mots que les trois hommes arrivèrent sur lui. D'un geste aisé il esquiva le premier coup pour ensuite frapper la garde du second. Il attrapa aussitôt l'encolure de celui-ci afin de le projeter sur le troisième, les déséquilibrant ainsi tout deux. Après quoi il se retourna vivement pour enfoncer sa lame dans le dos du premier des hommes qu'il avait tantôt esquivé. Le jeune chevalier esquiva aussitôt le second coup qui lui fut porté puis dévia de justesse le troisième. Profitant d'une faille il frappa sous le bras d'un des hommes afin de le briser net, lui faisant ainsi lâcher son arme. Il le repoussa ensuite à l'aide d'un coup de pied bien placé pour ensuite profiter de la confusion pour trancher net la gorge du deuxième assaillant. Ceci fait il para certainement le dernier coup du dernier assaillant pour ensuite effectuer un mouvement très spécial que son maître lui avait appris, faisant passer sa victime derrière lui avant de la retourner vivement, la plaçant ainsi face à lui dans une position de faiblesse extrême. Ceci fait il n'eut qu'à s'avancer afin d'empaler sa victime, emportant avec lui son âme. Il sortit son épée du corps inerte de son adversaire pour ensuite le repousser, le laissant chuter lourdement au sol. Ses trois adversaires occis, Tristan regarda autour de lui afin d'analyser la situation.

D'autres hommes firent leur apparition. Tant et si bien que le jeune chevalier se demandait comment ces traîtres avaient-ils pu pénétrer aussi facilement dans l'enceinte du château. Alors qu'il s'apprêtait à aider la garde royal l'un d'eux hurla.


"Sir! Laissez nous ici! Nous les retiendrons aussi longtemps que possible! Veillez sur la vie de la cour Royal!"

Tristan hocha la tête en guise de réponse avant de s'engouffrer dans le couloir qu'avait prit le cortège royal. Il finit par rattraper le groupe qui semblait en bien mauvaise posture. Les deux Princes combattaient un groupe de mécréants qui semblaient en vouloir à la vie de ses dirigeants. Le jeune chevalier fit irruption sur le flanc d'un des agresseurs afin de percer sa garde, enfonçant profondément sa lame dans son flanc. Une fois son adversaire occis le noble combattant se plaça auprès des princes. Ils faisaient face à pas moins de cinq ennemis. Il aurait voulu leur dire de se retirer mais cela ne se solderait que par un sacrifice. Mais pouvait-il se permettre de prendre le risque de jouer avec la vie des deux Princes? Il dit alors d'un ton calme à l'attention de ses deux dirigeants qui luttaient à ses côtés.

"Je comprendrais très bien que vous me laissiez ici afin de les retenir Messeigneurs."

La tension était à son comble, l'adrénaline coulant comme jamais dans les veines de Tristan. L'heure de vérité était enfin arrivée. Pour lui ce n'était rien d'autre qu'une mise à l'épreuve... Une épreuve pour sa foi. Il se tourna légèrement vers sa princesse afin de lui offrir un doux sourire, signe de sa compassion et de son attachement pour elle pour ensuite faire face, le regard déterminé, vers ses assaillants. Il espérait juste que les deux princes prendraient la fuite avec le reste de la famille royale.
Revenir en haut
MSN
Nastasia
Administrateurs

Hors ligne

Inscrit le: 15 Déc 2009
Messages: 31
Localisation: Une maison vide

MessagePosté le: Sam 26 Déc - 23:36 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant


 
« Assassinés » ce mot la percuta de pleins fouets. Elle fût incapable de dissimuler le chagrin que lui causa se malheur. Incapable de parler non plus à ce chevalier touché par l’injustice. Dans son esprit milles pensées affreuses se mêlaient pour rendre son regard trop brillant. Elle voulu montrer à Tristan qu’il n’était pas seul. Que ce drame ne resterait pas sans réponse. Qu’elle serait là s’il en avait besoin. Mais une princesse avait elle le droit de dire toutes ces choses à son serviteur…   
  
Soudain un cri la fit sursauter. Son ange gardien disparaissait déjà pour aller remplir son rôle de chef au devant du danger. Myriame gardait en mémoire le contact de ses doigts sur sa main et avança vers sa mère le cœur inquiet. Elle ne put qu’observer son doux chevalier donner les ordres avant de disparaitre.   
  
Toute la petite troupe restée en arrière écouta. Il n’y eut d’abord qu’un silence de mort. Puis le son mât des flèches qui volent dans l’air et casse le verre. L        a jeune fille ferma les yeux et adressa une prière silencieuse au dieu unique. Qu’il protège les siens en ce moment de violence. Le hurlement des assaillants la fit frissonner de tout son long. Chaque son pouvait signifier les pirs choses. Elle détestait être ainsi à la merci des bruits. S’il arrivait quelque chose… Mon dieu aidez nous.   
  
-« Mère… »   
  
A peine eut telle prononcé ce mot qu’un déluge emporta son cortège. Tout alla beaucoup trop vite pour son regard. En quelques secondes un garde tomba. Ses frères prenaient les armes sous ses yeux de presque enfant. Un cri de terreur lui échappa. La princesse sentit une main l’emmener vers un coin du couloir dans un semi repli. Elle ne réagissait pas. Toute son attention était portée vers ses frères… et puis… Et puis son chevalier arriva. Une onde de soulagement lui permit de respirer. Mais bientôt des attaquants l’obligèrent à combattre.   
  
-« Tristan ! »   
  
Le nom avant franchit ses lèvres avec une force inouïe. Déjà une force inconnue la forçait à fuir. Elle ne put qu’imaginer ce qu’il était entrain d’endurer. C’était une sensation affreuse. Cette fois le champ de bataille était à quelques mètres à peine. Être aussi impuissante lui crevait le cœur. Elle voulait rester voir ce qu’il faisait. Etre certaine que… qu’il ne souffre pas. Mais non elle n’avait pas le choix. On la séquestrait. Ils firent quelques pas. Déjà une nouvelle bande surgissait pour les malmener. Effroyable. Jocelyn fût le plus vif. Mais déjà leur père devait faire face à une menace. Son cœur manqua un battement.   
  
Heureusement le bretteur arriva pour leur porter secours. Le roi fût momentanément sauvé. Si les mauvais n’avaient été si nombreux. Oui, si ils avaient été un peu moins, peut être y aurait il eut une chance. Myriame envisageait tout ce que cela signifiait. La menace n’avait jamais été aussi réelle. Etait ce possible que tout s’achève ainsi ?  Elle ne pouvait, ne voulait y croire. La proposition du chevalier tomba entre deux coups. Les deux princes se regardèrent complices. Florian hocha sobrement la tête. Ils étaient naturellement d’accord à l’heure de l’action.   
  
-« Je vais mettre la famille à l’abri. »   
  
Sans plus de cérémonie il recula à l’arrière de la troupe et guida les siens. L’aîné quant à lui ne bougea pas d’un pouce. Il observa les cinq adversaires avec le calme d’un guerrier. Il connaissait le talant de son confrère. Mais lui aussi voulait protéger son sang. Il couvrirait de son mieux le chef de la garde. De quoi donner un peu plus de temps aux autres.   
  
C’est autres qui avançaient vivement vers la salle du trône. Le prince ouvrait la marche et hurla aux deux gardes en faction d’ouvrir. Halluciné l’un d’eux s’activa enfin. La reine poussa sa fille à l’intérieur avant de la suivre. Myriame fila vers les trônes et se laissa choir à leurs pieds. Là. Enfin les premières larmes coulèrent. Les portes étaient déjà claquées. Et maintenant ? Maintenant il fallait attendre. Elle plongea la tête dans ses mains et pleura en silence. Ses parents allèrent discuter à messes basses. Son frère avec les deux gardes. Elle avec ses angoisses.   
  

_________________
Nastasia, Myriame, Daphné sont trois filles à écrire.
Revenir en haut
Sytry Assura
Administrateurs

Hors ligne

Inscrit le: 20 Nov 2008
Messages: 301
Localisation: Sous un clair de lune dans les bois...

MessagePosté le: Dim 27 Déc - 07:47 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant

Cette fois il ne lutterait pas seul. Restait-il donc un espoir? Tristan regarda face à lui, ne détournant le regard à aucun moment. Pas même lorsque la princesse fut entraînée sur la ligne arrière du front, ceci afin de ne pas se déconcentrer. Il était important qu'il reste fixé sur le combat tant que le danger n'était pas écarté. Son instinct de survie ainsi que son don s'activèrent peu après alors qu'il déviait le premier coup porté par ses assaillants. Il passa sans mal à travers sa garde, entaillant profondément le torse de son ennemi, suffisamment pour que celui-ci tombe à l'agonie. Les deux suivants chargèrent alors tandis que les deux derniers gardes tentaient d'occire le prince. Il para le premier coup puis se projeta en arrière afin d'éviter le second. Profitant du déséquilibre de son deuxième adversaire il frappa le côté de sa rotule afin de la briser net. Sa victime tomba aussitôt en lançant un hurlement de douleur. Son compagnon fit alors la seule chose qu'un homme ne devait jamais commettre en combat, baisser sa garde. Tristan projeta immédiatement son épée dans la direction de celui-ci, sa lame se figeant dans le cœur dans sa victime. Il frappa d'un coup sec l'adversaire blessé qui était déjà au sol pour ensuite faire un mouvement souple afin d'attraper la poignet de son épée. Il tira d'un coup sec la libérant du corps de son adversaire qui s'écroula pour ensuite enchaîner immédiatement en achevant son dernier assaillant, enfonçant sa lame au niveau de son cou. Il retira sa lame dans une gerbe de sang tout en poussant le corps dorénavant vide de toute vie.

Une fois ses adversaires occis il se tourna vers son prince. Celui-ci semblait avoir le dessus puisqu'il avait déjà prit la vie d'un de ses assaillants. Tristan frappa le dernier ennemi au visage d'un coup de pommeau le déséquilibrant afin de permettre au prince de plonger sa lame dans ses entrailles, le privant ainsi de la chose la plus précieuse qu'un homme puisse posséder, sa vie. Il regarda Jocelyn avant de lui dire d'une voix douce et calme.


"Je vois que vous n'avez pas besoin de moi Sir."

Mais malheureusement, cette phrase ne put attendre de réponse. En effet, un sifflement aiguë parvint aux oreilles de Tristan. Il n'eut le temps que d'esquiver le projectile tandis que son Prince était touché à l'épaule. C'est alors qu'il fit sa première rencontre avec un ennemi d'une toute autre puissance. C'est son pouvoir qui le sauva puisqu'il put voir où son ennemi allait frapper. Il para le coup de son adversaire qui venait de faire son apparition face à lui. Quelle magie était-ce? Comment avait-il put apparaître ainsi? L'ennemi était vêtu d'une armure sombre d'une propreté maléfique. Celle-ci semblait scintiller dans l'obscurité, seul le regard perçant de son adversaire lui était visible au travers de son casque qui était arboré d'une paire de corne à l'image des démons. Il disparut alors, réapparaissant aussitôt derrière le jeune chevalier. Tristan frappa le premier, profitant de son don d'anticipation pour surprendre son adversaire. Mais l'ennemi réagit promptement en disparaissant à nouveau. Le Templier reprit immédiatement sa place afin de guetter la prochaine attaque, s'approchant légèrement du prince afin de l'aider en cas d'attaque. Celui-ci ne semblait pas grièvement blessé. Il vit alors apparaître face à eux cinq silhouettes étranges. Son regard les interrogea tout d'abord pour ensuite remarquer sur son précèdent assaillant se tenait à la droite du meneur de la troupe. Ceux-ci ne s'arrêtèrent qu'à quelques mètres de Tristan et du Prince. Il les toisa du regard jusqu'au moment où deux d'entre eux sortirent du rang. L'un d'eux semblait bouger étrangement tandis que l'autre semblait être une force de la nature étant donné sa démarche particulièrement agressive. Le jeune chevalier serra fermement la poignée de son arme tout en adressant une prière à son Dieu afin qu'il le protège. Le combat se déroula de façon très rapide.

L'homme à l'allure de colosse frappa sans tenter de feinter son adversaire. Tristan para le coup mais en vain. La force de l'homme le projeta lui et le prince de plusieurs mètres en arrière. Comment cela pouvait-il être possible?! Une telle force n'était pas humaine. Alors qu'il se redressait le second adversaire fit son apparition sur son flanc. Celui-ci sortit deux lames fines avant de fonder sur le jeune chevalier. Surprit, il parvint à contrer la première lame mais pas la seconde qui se rua vers son cou. Il parvint à esquiver le coup en reculant légèrement la tête, la lame frôlant sa gorge dans un sifflement aigu. Le combat semblait perdu d'avance. Ces chevaliers étaient-ils donc tous dotés de dons? Il comprit alors qu'il n'avait d'autre choix que de déployer tout son talent afin de sauver sa vie mais aussi celle de son Prince. Il passa sa main dans son dos afin de se saisir d'une lame plus fine mais aussi plus courte que celle qu'il tenait en main. Après quoi, il expira lentement tout en se plaçant dans une posture peu commune. Ses adversaires étaient restés immobile face à son changement d'attitude. Mais ceci ne tarda pas plus. Le plus agile des deux se rua sur lui. Tristan jeta l'épée qu'il venait de prendre dans les airs avant de frapper d'un coup d'estoc son adversaire. C'est sans peine que celui-ci esquiva le coup. Mais celui qui suivit fut bien plus spécial. Jouant sur la force de motricité déployée par le premier coup il bascula vivement pour ensuite frapper son adversaire à nouveau. Celui-ci se projeta en arrière afin d'éviter le second coup qui l'entailla au niveau du bas ventre. Instinctivement celui-ci baissa la tête afin de regarder sa blessure. C'est ce moment que choisit Tristan pour lancer son épée droit vers son ennemi. Celui-ci bascula en arrière afin d'éviter l'épée qui tomba au sol un peu plus loin. Amusé, celui-ci tourna son visage vers Tristan pour admirer la mort elle même. En effet, durant ce court laps de temps celui-ci avait bondit afin d'attraper l'épée qu'il avait tantôt lancé dans les airs. Il tomba vivement sur son adversaire le laissant totalement au dépourvu lorsqu'il décapita celui-ci. Le corps fut projeté au sol sous la force et la vitesse du coup qui lui fut porté. Tristan se redressa lentement pour faire à nouveau face à ses ennemis attendant le prochain assaillant fermement.

Le chef de la troupe laissa un léger rictus se dessiner sur son visage avant de dire d'un ton calme et froid.


"Ton talent est admirable chevalier. Mais celui-ci ne te sauvera pas de la mort elle même."

Suite à ces mots celui-ci fit demi tour, prenant la direction opposée à Tristan. Les autres chevaliers l'imitèrent en silence sauf un. Tristan ne comprenait pas ce changement de direction. Il ne se déconcentra pas pour autant, faisant face à l'assaillant resté face à lui. Il ne connaissait pas encore le pouvoir de celui-ci. Mais il pouvait sentir quelque chose de malfaisant émaner de lui. Il le vit sortir deux lames qui semblaient couverte d'un étrange liquide. Il se déplaça de quelque pas afin de se placer face à l'épée du chevalier. Il resta immobile un moment avant de placer son pied sous celle-ci pour ensuite la jeter avec une grande précision en direction du chevalier. Tristan l'attrapa au vol pour ensuite la placer immédiatement en position de garde. Le chevalier laissa échapper un sourire avant de s'avancer d'un pas souple vers lui. Tristan fut le premier à frapper. Mais à sa plus grande surprise son coup fut dévié immédiatement. Curieusement, il n'avait pas vu bouger son ennemi. Il frappa à deux reprises afin de tenter d'occire son ennemi mais une fois de plus ses coups ne touchèrent pas sa cible. Le chevalier qui se tenait face à lui laissa échapper un léger ricanement avant de lui dire d'un ton calme et froid.

"Étonné, n'est-ce pas? Penses-tu pouvoir me toucher chevalier?"

Aussitôt ses mots furent finis celui-ci se jeta sur Tristan. Curieusement il pouvait voir ses coups. Il les paraît d'ailleurs sans grand mal. Ce n'était donc pas une question de vitesse. Le combat se déroula à sens unique. Le jeune chevalier voyant ses coups déviés comme par magie lors de chacune de ses attaques. Voyant que celui-ci s'éternisait Tristan tenta quelque chose. Il utilisa une botte secrète de son maître. Il frappa une fois avec son épée, le coup étant dévié comme prévu. Après quoi, il laissa l'arme suivre son mouvement afin de l'accompagner pour porter un nouveau coup bien plus puissant tout en lâchant son épée, un peu comme s'il la projetait au sol sans en suivre le prolongement. Il tournoya ensuite à grande vitesse sur lui même afin de frapper son ennemi au niveau du torse à l'aide d'un coup de pied bien placé. L'épée fut déviée immédiatement par le pouvoir étrange de son adversaire. Cette manœuvre pouvait paraître étrange mais il venait ainsi de comprendre le point faible de son adversaire. En effet, celui-ci ne pouvait parer qu'un seul coup à la fois. Il fixa attentivement son arme figée dans le sol afin de préparer son prochain mouvement. Avant que son ennemi face de même il fonça droit sur lui le forçant à reculer en le frappant successivement avec une précision redoutable, il attrapa en avançant son épée pour ensuite effectuer une attaque en ligne droite tandis que son autre lame entamée un mouvement latéral. Le premier coup fut dévié mais pas le second. Son adversaire fut entaillé sur son flanc tandis qu'il tentait de l'esquiver. L'entaille n'était pas très profonde mais suffisamment pour que la plaie laisse échapper un petit filet de sang. Son regard se fit haineux lorsqu'il repartit à l'assaut. Durant ce laps de temps Tristan ne put que parer les attaques de son adversaire. Mais alors qu'il pensait être en mauvaise posture Jocelyn intervint. Il frappa son ennemi dans le dos, enfonçant la pointe de son épée dans le bas ventre de sa victime. Il avait en effet réussi à ajuster son coup afin que celui-ci soit asséné au même moment que celui du jeune Templier. L'ennemi laissa échapper un cri de douleur avant de s'écrouler, se tenant à genoux face à Tristan. Il se mit à rire avant de dire d'un ton plein de défi.

"Si tu penses pouvoir t'en tirer aussi facilement... Tu te trompes jeune guerrier."

Aussitôt sa phrase finie, il se projeta immédiatement en arrière malgré ses blessures afin de se placer sur le flanc du Prince. Ce n'est que lorsque le coup partit que Tristan put intervenir. La lame recouverte du liquide étrange entailla la peau du cou de Jocelyn. Pas assez pour que cela soit mortel. Tristan frappa simultanément de ses deux épées afin d'enfoncer la garde de son ennemi, sa lame plus fine s'enfonçant dans le corps de sa victime. Inerte, il la laissa choir à terre afin de se préoccuper de son Prince. Celui-ci ne tarda pas à faillir. La lame était bel et bien recouverte d'une mixture mortelle à son plus grand regret. La peau de son altesse se faisant déjà blanchâtre. Tristan ne cessait de répéter qu'il devait s'accrocher, qu'il ne devait pas laisser la vie s'abandonner. La seule réponse que le jeune Prince lui accorda fut une phrase d'un ton faible alors qu'il posait sa main sur sa joue.

"Veille sur la famille pour moi Tristan..."

C'est peu après ces mots que le Prince laissa la vie lui échapper. Le bretteur resta immobile, serrant sa majesté contre lui pendant un long moment. Ce n'est qu'après quelques minutes qu'il dit d'un ton emprunt d'une grande détermination.

"Je n'échouerai pas mon Prince. Que le Seigneur guide vos pas vers la lumière."

Tristan se redressa non sans mal, rangeant sa lame dans l'étui caché dans son dos tout en gardant son arme de base en main. Il se mit aussitôt en route vers la salle. Après une courte marche il put voir deux gardes face à une large et lourde porte. Il les salua vivement avant de pénétrer dans celle-ci. Tous les regards se posèrent vers lui l'interrogeant. N'ayant pas la force de répondre, celui-ci se contenta de secouer légèrement la tête. La Reine tomba à genoux avant de se mettre à hurler de douleur tout en sanglotant. Le Roi quant à lui tenta de garder ses larmes pour plus tard. Il demanda d'une voix fébrile à Tristan.

"Sa mort fut-elle rapide?"

"Rapide et glorieuse. Il s'est battu vaillamment votre Altesse. Mais je n'ai pu le protéger... Notre ennemi n'avait rien de commun aux autres. Ce n'est pas sans mal que nous avons pu les occire. Cependant, je crains que nous devions fuir. Je n'ai eu à affronter que leurs sous fifres. Je n'ose imaginer la puissance de leur dirigeant. J'ai pu me mesurer à son Lieutenant, celui-ci est bien au dessus d'un simple mortel. Son don est sans nul doute une bénédiction en combat." Il marqua une courte pause avant de poser genoux à terre puis dit tout en inclinant son visage couvert de honte. "J'ai failli. Pardonnez ma faiblesse mon Roi."

"Relève toi donc Tristan. Le fait que tu sois encore en vie atteste de ta force. Je suis fort chagriné de voir que tu n'es pu sauver mon fils mais tu te dois de garder la tête haute afin de nous protéger. Si tu n'as pu sauver sa vie, expie ton péché en donnant la tienne afin de nous protéger."

"Je le ferais avec le plus grand honneur votre Majesté."

Après ce cérémonial il se releva, laissant un profond soupire échapper. Il s'approcha d'un pas hésitant vers sa princesse avant de poser un genoux à terre face à elle. Bien trop occupé par ses démons il ne remarqua pas l'état fébrile dans lequel elle se trouvait. Une fois en place il lui dit d'un ton calme et mélancolique.

"Je suis désolé ma princesse. J'aurai aimé pouvoir en faire plus. Je vous promet cependant que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir afin de m'assurer de votre sécurité."

Il resta ainsi, son cœur déchiré par la honte et l'envie de vengeance. Il savait qu'il n'était pas directement responsable de la mort de son Prince. Mais celle-ci entachait son honneur. Il aurait aimé donner sa vie afin de s'assure de sa survie mais qui aurait pu prévoir qu'avec de telles blessures ce félon aurait la volonté nécessaire afin de se mouvoir? Il s'estimait heureux d'être en vie. Dorénavant, il n'avait d'autre choix que de tout miser afin de s'assurer la protection de la cour royale. Il mettrait tout en jeu afin de respecter sa promesse. C'était la moindres des choses qu'il pouvait faire afin d'honorer la mort de son Prince...
Revenir en haut
MSN
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:40 (2018)    Sujet du message: Le retour des troupes

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet     Index du Forum -> Aire de Rôle Play -> Rôle Play Le temps des Chevaliers Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: <  1, 2, 3  >
Page 2 sur 3

 
Sauter vers:  

Index | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Flowers of Evil © theme by larme d'ange 2006
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com