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:: Le retour des troupes ::
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Nastasia
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MessagePosté le: Mar 15 Déc - 23:01 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant

Entrée en scène :

 
C’était l’automne, la fin de l’automne. Le roi rentrait aujourd’hui de son voyage, pour attendre l’hiver, dans la chaleur de son royaume. Toute la cité était en émoi comme chaque année pour cet évènement. C’était une fête avant l’heure. Le retour des hommes au pays. La reine comme à son habitude organisait un banquet de retrouvailles. Voilà des semaines qu’elle n’avait plus vu le sourire de son compagnon. Son allégresse avait donc détient sur toute la maisonnée. La reine Louisa avait ce don de communiquer sa joie de vivre.   
  
Les deux aînés de respectivement 24 et 20 étaient donc priés de revenir au château pour accueillir leur père. Toute la famille devait enfin être réunie. Et Myriame ? Eh bien, elle était toujours là. Un sourire tendre, un peu amusé, ne quittait pas son joli visage. Depuis l’aube elle assistait les dames dans la préparation des festivités. Il y avait tant à faire pour combler tout le monde. Sa petite silhouette, silencieuse, filait d’une salle à une autre avec l’aisance d’une sirène dans son océan. Cette ambiance joyeuse la rendait encore plus paisible qu’à l’ordinaire.   
  
Les chandelles étaient installées avec une précaution toute théâtrale. La jeune princesse était là dans le dos de sa mère. Ombre tendre et affectueuse, qui la conseillait, pour son vêtement de soirée. Il y avait de l’enfantillage dans les gestes de cette dame. Cette petite scène créait une douce impression dans le cœur de sa fille. Elle n’osait imaginer ce que deviendrait ses parents l’un sans l’autre. Ils étaient de ces couples qui traversent le temps avec loyauté et détermination.   
  
Les trompettes sonnèrent venant des remparts. Un mouvement commun, poussa toute la ville, vers les grandes portes. Myriame, s’éclipsa furtivement, pour retrouver son point d’observation favori. Peu de personne connaissait ce petit secret d’adolescente. La jeune fille n’y songeait pas. Dans sa robe de broca couleur du miel, elle ressemblait à une lueur échappée du plafond. Il y avait de la grâce dans ses petits pas pressés. Le long escalier put partager son petit air chantonné distraitement.  
  
Là la princesse trouva sa place sur le chemin de ronde. Ses longs cheveux flottant autour de son visage. Les mains posées sur la pierre elle se penchait délicatement pour observer la procession qui entrait.   

  

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MessagePosté le: Mar 15 Déc - 23:01 (2009)    Sujet du message: Publicité

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Sytry Assura
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MessagePosté le: Mar 15 Déc - 23:22 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant

Voilà bien des semaines qu'ils étaient partis en quête de gloire et de salut. Loin de son royaume le jeune seigneur Tristan avait tant bien que mal combattu aux côtés de sa majesté le Roi. Il avait une fois de plus prit bien des vies, ajoutant par la même occasion à sa pénitence plusieurs heures de prières pour le salut de ces âmes. Peu de ses camarades l'imitait, aveuglés qu'ils étaient par leur haine envers leurs ennemis. Fatigué par cette campagne, c'était avec plaisir qu'il pénétrait à nouveau dans sa cité bien aimée. Mais ce n'est pas tant le repos qu'il recherchait en pénétrant ici. En effet, sa plus grande préoccupation était de pouvoir revoir le doux visage de sa bien aimée princesse. Curieux, il s'osa à jeter un regard vers un endroit peu commun qu'il était seul à connaître en dehors de la princesse. Et ce fut avec plaisir qu'il put l'apercevoir. Il adressa un doux sourire en direction de ce petit recoin secret avant de continuer sa traversée des rues.

C'est après une courte marche qu'il put enfin laisser son cheval prendre la direction des écuries afin de prendre un repos bien mérité. Une fois le pied à terre il s'inclina respectueusement face à son Roi avant de disposer, laissant ses compagnons jouirent du vin et des autres cadeaux qui les attendaient. Il prit la direction de la chambre de sa Princesse, saluant les différents personnels du bâtiment pour finalement arriver face à une grande porte en chêne. Si son estimation était correct, il était plus que certain que sa Princesse soit de retour dans sa chambre. Il frappa donc trois fois calmement avant d'annoncer d'un ton très calme, celui-ci cachant une certaine excitation ou plutôt joie.


"Ma princesse, c'est Sir Tristan de Rosae. Puis-je entrer?"
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Nastasia
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MessagePosté le: Mer 16 Déc - 17:56 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant

Ils étaient nombreux. Une vraie troupe de guerriers. Dans la nuit débutante, leur armure se reflétait, à la lueur des flambeaux. Une image tout droit sortie d’un livre songeait la jeune espionne. Tous, si souriant, avec cette fatigue qui tendait légèrement leur trait. Les récits les avaient précédés. Comme toujours, la voix du peule, avait portée de nouvelles histoires à travers les faubourgs. On racontait déjà la victoire de ces hommes, leur courage, leur hargne. Myriame avait toujours craint la guerre, comme  on craint un cauchemar. Malgré toute leur bravoure, malgré toute la chance du monde… des êtres disparaissait toujours. Alors dans ces instants de liesses la princesse n’osait encore montrer sa joie. Il fallait que les visages aimés lui apparaissent pour que cette angoisse sourde disparaisse. 

 
Son père en premier. Là sur son destrier, droit digne et silencieux. Les flambeaux, qui les illuminaient sur le trajet, donnaient à leur armure une beauté mystérieuse. Ils étaient tous épuisés, leurs regards un peu distants. Mais les gens ne voyaient que ce sourire qu’ils affichaient sans interruption. Car oui, ils étaient enfin de retour à la maison. Du perchoir invisible son regard bleu ne les quittait pas. Et s’est presque instinctivement qu’il chercha une silhouette dans cette foule d’héro. Lorsqu’elle rencontra le reflet lune de ses prunelles, un sourire attendrit illumina son visage. Il allait bien !  
  
C’est ainsi que la jeune fille  put retourner à l’intérieur le cœur léger. Ils étaient tous là. Une dame de compagnie, la cueillit sur le palier de l’escalier, sans un mot. La mignonne Cécile, la seule peut être, que la princesse aurait put considérée comme une amie. Car la petite duchesse ne la jugeait pas. Au contraire elle passait son temps à la protéger aux yeux de leur autorité commune. Une complicité silencieuse presque inavouée, pleine de pudeur et de respect. Elles avaient le même âge et on eut dit deux jumelles inversées. Dans les couloirs le petit duo passait pour le charmant exemple de la royauté. Rien de plus plaisant au regard paternel…   
  
Le château était remplit de toute part. La petite fugueuse put donc retrouver ses appartements en passant pratiquement inaperçu. La grande porte de bois c’était refermé dans un bruit sourd alors qu’elle s’appuyait contre son bois sombre. Déjà sa jeune aide sortait la tenue d’apparat indispensable au diner. Myriame en soupira… l’argent et le bleu, les couleurs de la maison depuis la nuit des temps. En quelques minutes avec des gestes agiles la tenue fût revêtit. A vrai dire son esprit était ailleurs. Elle revoyait son cher protecteur passé sous le pont. Il n’avait pas changé.  
  
Alors qu’elle s’asseyait devant sa coiffeuse pour mettre la touche finale sur ses cheveux, les trois coups raisonnèrent dans l’espace. La serviable Cécile se dirigeait déjà vers la porte. Mais une main douce l’arrêta vivement. Le regard de Myriame était terriblement touchant en cet instant. Et tous les esprits présents souriaient discrètement face à tant de joie. Sa voix fût posée alors qu’elle-même ne l’était point. C’était tout l’art de sa condition. Savoir cacher les émotions en tous cas et toutes parutions. Pourtant l’oreille attentive ne pouvait être dupée.  
  
-« Messire de Rosae entrez, oui entrez. »  
  
La fille du roi l’attendait à quelques pas de l’entrée. Sa svelte silhouette entourée de velours au teinte saphir et au fil d’argent.  Sans pour autant dissimuler la splendeur naissante d’un corps de femme. Ce qui restait juvénile chez elle était mit en valeur par cette aura de bonheur qui l’enveloppait tout entière. Les cheveux tenus par une broche s’échappaient en anglaises parfaite le long de ses joues et de sa nuque. Une véritable Daumier… tout en charme et en promesse.   

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MessagePosté le: Mer 16 Déc - 18:21 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant

C'est à la suite des douces paroles de sa princesse que notre jeune chevalier pénétra dans les appartements de celle-ci. Une fois de plus, il resta ébahit face à ce spectacle. Sa beauté était si expressive qu'on aurait dit qu'un halo l'entourait, illuminant, que dis-je, irradiant la pièce tel une lueur divine. Le doux visage de sa princesse lui rappela aussitôt à quel point son absence lui fut terrible. Ses traits finement dessinés et son sourire doux comme la rosée du matin étaient un trésor que bien des hommes s'arracheraient s'ils avaient seulement conscience de son existence. Face à tant de splendeur notre chevalier mit un genoux à terre tout en ramenant son poing droit sur son cœur, endroit où se trouvait aussi l'écusson de son ordre. Ainsi présenté, dévoilant de la manière la plus noble qu'il soit son allégeance envers la princesse, notre jeune Chevalier prononça ces quelques mots d'un ton à la fois calme et doux.

"Je suis de retour ma princesse. Pour vous servir une fois de plus dans la vie comme dans la mort."

Il resta ainsi en attendant que sa maîtresse daigne lui donner le droit de se redresser. Une fois celui-ci acquis Tristan se redressa fièrement avant de poursuivre sans pour autant changer de timbre de voix.

"Votre Altesse semble s'être encore embellie depuis notre dernière rencontre. Votre épanouissement n'a-t-il donc pas de fin ma princesse?"

Une fois sa phrase finie il lui adressa un délicat sourire, attendant une quelconque réaction de la part de sa princesse. Un simple sourire le comblerait. Il remarqua alors que quelque chose d'inhabituelle se passait en lui. Une sensation qu'il n'avait pas éprouvait depuis son départ. Il ne tarda pas à se souvenir de ce que cela était. Ce n'était ni plus ni moins que la joie qu'il ressentait en ce moment même. Silencieusement et intérieurement il remercia le Seigneur de lui avoir permis de pouvoir revoir sa princesse. En cette époque, les nombreuses batailles qui avaient lieu le forçait malgré lui à côtoyer bien plus souvent la mort que la vie. C'est pourquoi chaque jour était une célébration et que le simple fait de revoir une personne qui lui était cher pouvait paraître si important. Certes, cela pourrait paraître étrange aux yeux d'un autre. Mais si il y avait bien une chose que ses Maître lui avaient appris, c'était de savoir jouir des petits plaisir de la vie afin de ne pas sombrer dans la folie.
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MessagePosté le: Mer 16 Déc - 20:14 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant

Le jeune invité posa genoux à terre. Il y avait dans ce mouvement une grâce masculine qui attirait tout regard. C’était ainsi, depuis leur première rencontre, un an plus tôt à peine. Sa mère, la reine, lui avait demandé de se présenter un matin à la salle des gardes. Et Tristan avait été officiellement nommé comme son protecteur attitré. Myriame avait tout de suite pensée que ce poste l’ennuierait. Elle avait craint que le Chevalier se lasse. Lui ayant ainsi donné la possibilité de partir si cette tâche lui était incommode. Qui aimerait s’occuper d’une jeune fille prisonnière de quatre mures ? Pourtant… Il avait été avenant dès la première seconde. Si prévenant, qu’elle en était encore gênée parfois. Si sa beauté physique était indéniable à son regard féminin. Celle-ci ne faisait que rehausser une véritable beauté d’âme, celon elle. Son magnifique ange gardien. Mais il était plus que cela… un Chevalier, un guerrier, un templier et toutes ces responsabilités l’enlevait à elle. Si souvent.   
  
-« Et je suis la plus heureuse mon valeureux chevalier. Mais de grâce relevez-vous. »   
  
La jeune duchesse, dans l’ombre de sa princesse, cacha un sourire ému avant de s’éclipser de la pièce. Dans ce « de grâce » il y avait tout un monde à peine avoué. La demoiselle n’en avait elle-même pas encore conscience. Ces émotions étaient trop multiples et étouffantes pour lui être compréhensibles. Ce jeune noble était le visage masculin de ses derniers mois de vie. Son père occupé, ses frères toujours en partance… Alors Tristan devenait un repère, sécurisant et doux, il l’apaisait.   
  
Sa réaction, à ces quelques mots, fut avant tout la fierté. La fierté d’être vue belle par un homme comme lui. La fierté de lui faire honneur en étant un peu jolie. L’impression, de ne plus être seulement une princesse, mais une jeune fille entrain de se construire. Myriame, sans le savoir, avait besoin d’un tel regard sur ces jeunes années. Parce que l’image que lui reflétaient ses parents était manipulée par un amour parental.  Tandis que Tristan la connaissait en tant qu’individu. Un individu qui lui sourirait sans gêne et avec ce respect teinté d’admiration.   
  
-« Je crois qu’il s’achèvera le jour où un doux regard ne voudra plus se poser sur moi. Je n’ai rien à vous envier mon ami concernant la beauté. »   
  
Une franchise aussi simple que la jeune fille en était capable. Ne pouvant résister à la joie de le revoir Myriame laissait aller sa spontanéité. Elle lui prit donc les mains doucement et le guider avec elle dans l’espace. Un geste naturel et sain que la jeune fille exécutait avec la naïveté encore en elle. Ils  l’arrêtèrent juste devant son secrétait de bois érable. Elle avait prévu quelque chose pour ce moment là. Pour le retour de cet allier attendu.   
  
-« Je vous ai fais quelque chose… quand le froid a commencé à venir et que je songeais à vous. »   
  
On frappa fermement à la porte. Et la voix du valet tonna à travers le bois.   
  
-« Princesse Myriame, Le roi votre père vous attend dans la salle du trône. »  
  
La jeune fille cacha un soupire avant d’offrir un sourire navré à son chevalier. En quelques souples et gracieux elle retourna à la coiffeuse attrapa le diadème qui y était posé. Le seul signe de son rang qu’elle acceptait de porter en de telles occasions. Puis sa silhouette prit la posture restrictive des apparitions publique. Mais un instant elle se tourna vers Tristan. Son regard planté dans le siens attendait son approbation. Pouvait-elle se permettre de sortir ainsi de ce petit cocon tranquille ?Elle avait confiance en son jugement.    

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MessagePosté le: Mer 16 Déc - 22:10 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant

"Vous me flattez ma princesse."

Répondit-il d'un ton chaleureux et doux. Après quoi il poursuivit d'un ton qui se voulait taquin sans pour autant être offusquant.

"Je crains alors que celui-ci ne touche jamais à sa fin."

Il fut surpris de voir la jeune demoiselle de sang royal qui se tenait face à lui de prendre la liberté de se saisir de ses mains afin de le guider vers un petit bureau de chêne. Endroit où il l'avait souvent vue. A vrai dire Tristan voyait ce lieu comme un des refuges de sa jeune amie. La vie de princesse ne comportait après tout pas que des points positifs. Mais sa surprise ne s'arrêta pas là. Il fut à la fois surpris et touché par l'attention qu'elle avait portée envers sa personne.

Alors qu'il s'apprêtait à la remercier une personne interrompit leur conversation. Comme prévu, on venait la chercher pour la conduire auprès du Roi. Il avait espéré pouvoir profiter un peu plus longtemps de sa présence mais le devoir passait avant tout comme toujours et cela malgré leur désir. Il vérifia que sa tenue était correct avant de se placer aux côtés de sa princesse. Il lui adressa un doux sourire avant de lui dire d'un ton calme et rassurant alors que sa main se posait sur la cliche permettant d'ouvrir la grande porte face à eux.


"Il est temps de faire votre apparition ma princesse. Je resterai auprès de vous comme toujours."

Après quoi il ouvrit la porte, suivant de près la jeune princesse. Il referma délicatement la porte derrière eux pour ensuite prendre la direction de la salle de réception. Comme à leur habitude, l'arrivée de la jeune demoiselle déclencha une série de salutations toutes plus distinguées les unes des autres. Après tout, elle était une passerelle de pouvoir pour ces aristocrates corrompus. En se faisant bien voir par la descendance du roi ils s'assuraient une place confortable dans l'administration. Tristan trouvait ce comportement répugnant, d'une bassesse sans borne. Mais qui était-il pour critiquer les mœurs de ces gens? Il se contenta donc de veiller sur la sécurité de la jeune princesse, guettant le moindre des mouvements des invités.

Une fois la foule passée, il put se permettre de baisser le taux de vigilance qu'il avait du s'imposer. Ils arrivèrent finalement face au Roi et la Reine que notre jeune chevalier s'empressa de saluer avant de se replacer aux côtés de la jeune princesse. La soirée semblait bien animée. Sans doute était-il l'un des rares chevaliers à ne pas festoyer, faisant passer son devoir avant l'amusement. A vrai dire, pour être honnête envers lui même, ce n'était pas vraiment le devoir qui le poussait à rester auprès de la jeune princesse. Mais plutôt le désir de la savoir en sécurité. Étrange, non?
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Nastasia
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MessagePosté le: Mer 16 Déc - 23:51 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant

Myriame pensait parfois, que ce garde du corps avait plus confiance en elle, qu’elle-même n’en serait jamais capable. Elle n’était pourtant pas d’un tempérament porté vers le douter. Mais Tristan, avait cette facilité à la flatter, que la princesse n’arrivait toujours pas à intégrer. Comment pouvait elle être  autant en  bonne grâce sans jamais avoir eut l’impression de la mériter ? C’est donc d’un regard amusé qu’elle salua ce joli compliment.   
  
La jeune fille aperçut la surprise dans le regard de son interlocuteur. Il est vrai… elle ne l’avait guère habitué à des attentions aussi décontractées. Il y avait toujours une pudeur respectueuse entre eux. Myriame la respectait et l’appréciait à sa juste valeur. Cependant, elle grandissait et ses traits de caractères s’affirmaient doucement. Comme par exemple cette propension à aller chercher la présence de l’autre. On pouvait peut être l’apparenter à un besoin de tendresse, ou plutôt à la recherche de chaleur humaine. Ces choses dont elle n’avait pas été privée tout à fait. Mais qui était dispensée avec bien trop de distance.   
  
Tristan ne put apercevoir qu’un petit paquet entouré de soie avant que la jeune fille quitte le meuble cachotier. Le valet qui s’appelait monsieur Carillon était l’un des plus anciens serviteurs du domaine. Il était un peu le grand père de tous les domestiques. Un corps long et une coiffure toujours impeccable. C’est lui le premier qui avait découvert l’attrait de sa jeune princesse pour le dessin. En venant la chercher un matin alors que l’enfant assise à sa fenêtre croquait un couple d’oiseau. Cette occupation était secrète et personnelle.   
  
Elle était donc prête. Son chevalier lui parla comme il convenait pour lui donner confiance. A croire qu’il connaissait déjà les méandres psychiques de sa protégée. Ce qui ne troublait pas le dite demoiselle. Parce que sans le dire, elle aussi était capable de discerner les états de son sujet. Tristan lui apparaissait comme un lac dans lequel chaque remoud créait son dessin. Lorsqu’il vérifia son propre aspect un sourire délia les jolies lèvres de la presque adulte. Si professionnel …   
  
Ils marchèrent ensemble vers la salle commune. Myriame donnait l’image d’une femme sereine et pleine d’attention. Ce qu’elle était en ce soir de réunion. Les paroles du chevalier étaient encore dans le creux de son esprit. « Auprès d’elle ». C’était le plus important. Comment ça alors l’exercice de ses fonction : Saluer chacun, avoir un bon mot, une attention. Un vrai travail de théâtre. Excepté que la plus part du temps la princesse n’avait pas à faire semblant. Elle avait été éduquée dans ce monde. Une révérence lui venait aussi aisément qu’une critique.   
  
Bien sûr elle savait que les complots et autres trames politiques se faisaient derrière chaque porte. C’était le lot d’une vie de château. La fille du roi s’en accommodait de son mieux. Elle ne promettait rien de plus que de faire son devoir. Elle n’exigeait donc rien de plus de la part d’autrui. Les aristocrates pouvaient dormir sur leurs deux oreilles. Myriame n’était pas de ces manipulateurs, du moins pour l’instant.  Grace en soit données à ses idées pacifistes et à son amour de l’humanité.  
  
Qui plus est qui oserait faire scandale lors d’un tel événement ? Les invités étaient entrain d’arriver, à force de soieries et bijoux. Un spectacle digne des milles et une nuit. Dans la salle Florian était déjà là. Il était prés de leur père, à parler d’une voix enjouée, tout en beauté dans son costume bleu nuit. La digne reproduction masculine des traits maternels. Les cheveux blonds et les yeux clairs, les formes voluptueuses et la bouche rouge. Il avait fait vite. Il était toujours le plus présent des trois enfants. Il se retourna en entendant l’annonce de leur entrée.  Il salua poliment Tristan qui s’inclinait déjà devant le couple royale. Pendant que la jeune fille avançait vers le prince avec un sourire.   
  
Louisa la reine, demandait déjà au chevalier de se relever. Elle lui adressa un regard plein de complicité avant d’observer sa fille. Florian embrassait les deux joues de sa cadette avant de la regarder d’un œil critique. Mais le roi appela la petite dernière à lui et celle-ci se déroba à l’examen fraternel. Face au père rien ne pouvait faire obstacle pour la demoiselle. Elle lui offrit sa plus belle révérence avant de lui parler d’une voix profonde.   
  
-« Père, vous trouvez ici une fille fort heureuse et soulagée de vous voir rentrer. Vous nous avez manqué. »   
  
-« Ce n’est pas à moi que tu dirais cela Myriame. »   
  
Un rire éclata entre les murs. L’aîné avançait vers eux avec l’agilité du lion. Ses yeux noirs s’attardaient sur la silhouette de sa sœur avec une lueur un rien espiègle. Jocelyn, le plus libéré des trois. Il attrapait la taille de Myriame pour lui déposer un baiser sur le front. Sa mère souriait résignée. Les bonnes manières n’étaient pas faites pour le futur roi. Il regarda à peine le Chevalier l’ayant toujours considéré avec une étrange froideur. D’ailleurs la princesse en était un peu peinée ne comprenant pas ce comportement impoli.   
  
-« Jocelyn, va donc saluer mère. Tu la fais languir depuis des semaines. »   
  
Lui un électrique mélange de leurs gênes. La beauté du diable et sa ruse également. La même chevelure que celle de sa sœur. Une peau claire comme la lune et la stature d’un chef de guerre déjà. Il avança vers les trônes, juste après lui avoir fait un petit clin d’œil moqueur. Un air de musique commençait à monter dans la salle. La reine fit un signe de tête à Myriame. En un instant la princesse se porta vers la droite et trouva sa place en retrait à la gauche du roi de Reim.   

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MessagePosté le: Jeu 17 Déc - 00:34 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant

Tristan resta sur place, simple spectateur de cette scène touchante, scène qu'il avait malheureusement vu trop souvent. Cela devait être fort pénible de toujours devoir attendre un être cher sans pouvoir prendre de ses nouvelles ou même se renseigner sur son état de santé. Sans doute était-ce la raison majeur pour laquelle il bénissait le seigneur d'avoir fait de lui un homme et non une femme. Ce n'est qu'après de longues minutes de silence et d'échanges discrets de regards amusés avec la jeune princesse que notre chevalier fut interrompu par l'un des membres de son ordre. Quelque chose l'interpella aussitôt. En effet, les traits du visage du message exprimait de l'effroi... Il s'écarta d'un pas de l'assemblée pour l'interpeller afin de lui demander d'un ton calme non sans cacher une certaine pointe d'inquiétude.

"Que se passes-t-il mon bon serviteur?"

"Mon seigneur! Nous courrons un grave danger!"

"Moins fort que diable mon bon ami. Expliquez-moi donc ce qui vous met dans un tel état?"

"Nous venons de retrouver l'une de nos patrouilles anéantie aux abords du château. L'ordre des Hospitaliers en visite au sein de notre cité compte lui aussi des membres absents."

"Comment?! As-t-on la moindres idées de l'auteur de ces crimes?"

"Non mon seigneur. Nous avons mis en état d'alerte l'ensemble de la troupe."

"Bien, retournez auprès de nos hommes. Que la garde de la salle soit renforcée, en aucun cas une quelconque menace doit pénétrer dans cette enceinte."

"Bien, j'y vais de ce pas."

Après quoi il disparut au milieu de la foule, filant tel un éclair jusqu'au bâtiment de la garnison. Tristan balaya alors l'assemblée d'un œil investigateur, cherchant le moindres signe de danger. Par chance, celui-ci ne semblait pas avoir encore atteint cette salle. Il se retourna vivement vers la famille royale afin de s'incliner respectueusement, laissant échapper une simple phrase pour ensuite prendre lui aussi le chemin de la sortie.

"Si vous voulez bien m'excuser mes Seigneurs."

Il fit signe au groupe de gardes de la salle de veiller sur la famille royale avant de descendre hâtivement les marches, posant la main sur la garde de son épée, se préparant à parer ainsi tout éventuel danger. Une fois à la porte menant à l'extérieur, Tristan se faufila vers la porte de service, se plaçant sur le seuil de celle-ci. La nuit était calme... Seul le bruit des pas de ses hommes rejoignant leurs positions se faisait entendre. Il resta ainsi quelques minutes avant de retourner à l'intérieur.

C'est en pénétrant à nouveau dans la salle qu'il remarqua que quelque chose avait changé. Son étrange don de sang issu de sa prestigieuse famille se mit à bouillir en lui, projetant en lui de nombreuses images d'un futur proche. Aucune menace direct pour la famille royale fit son irruption durant ce court laps de temps. Par mesure de sécurité Tristan passa le long des longues rangées de nobles, observant les gestes des différentes personnes présentes. Rien. Cet acte barbare n'était-il finalement qu'une simple coïncidence? Une menace peut-être? Quoiqu'il en soit la sécurité devait être en place dorénavant. Il attendit cependant que sa troupe se rendre près de la famille royale pour finalement retourner à sa place. Il reprit position non loin de ceux-ci, son regard ne quittant pas l'assemblée de la soirée.

Après de longues heures de festivité, la fatigue commença à se faire ressentir au sein de la salle. La désagréable sensation qu'un danger était présent animait encore le cœur de notre chevalier. Pourquoi celui-ci ne s'était-il pas encore manifesté? Ce n'est qu'après ce long laps de temps que le messager refit irruption, lui confiant discrètement que les corps avaient été déplacés afin de les étudier et donc de comprendre l'origine de leur mort. Il ajouta aussi que la garde ne signalait rien de particulier. Après quoi, il repartit. Tristan observa les alentours, jetant au passage un regard vers la jeune princesse. Il put lire l'inquiétude sur son visage. C'est pourquoi il répondit par un doux sourire qui se voulait rassurant afin de ne pas la perturber. Il ne s'attarda pas plus, continuant à observer la foule, attendant que le Roi ne regagne ses quartiers. Une fois la garde royale présente, il savait que le danger serait écarté...
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MessagePosté le: Jeu 17 Déc - 02:25 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant


 
Le banquet fût ouvert à la fin du morceau. Juste après le rituel, le discours, du seigneur à sa coure. Les quelques mots pour faire le bilan. Les quelques minutes durant les quelles le peuple était avec son roi. Myriame écoutait d’une oreille. Elle connaissait tout cela. Des centaines de fois la fratrie avait dû assister à ce genre d’exercice politique. Car il ne s’agissait pas d’autre chose. S’affirmer comme le régnant au regard des courtisant. Même si pour son père c’était aussi une façon de revenir parmi les siens.    
  
Les iris saphir de la jeune fille cherchaient ceux de son protecteur. Il n’était pas très loin d’elle. Comme promis. Il était revenu vers la garde royale. Puisque là était son premier rôle. Elle le voyait si d’instinct des autres gardes. Mais était ce parce qu’elle le connaissait mieux que le reste de la troupe ? Après les hourras, les vias, et les saluts la soirée débuta enfin. Le diner fût lancé. Un gigantesque carré de tables anciennes qui libérait en son centre une piste de danse.   
  
La famille dû prendre place au centre à la table d’honneur. En avançant Myriame chercha son chevalier. Il n’était en vu nulle part. Florian croisa son regard. Pas un mot ne sortit de sa bouche. Pourtant un éclat étrange passa dans ses beaux yeux. Qu’avait il vue ? Sa sœur n’eut pas le temps de le lui demander. Un oncle éloigné venait se présenter à la jeunette. La princesse fit son devoir au mieux. La silhouette de Tristan la distrayant. Il avançait vers les dirigeants.   
  
A son allure, son regard, et la tension de son regard sa protégée devina. Son intuition se confirma alors que la garde prenait une position plus attentive. Que se passait-il ? Sa mère aussi semblait inquiète. Toutes les deux savaient pertinemment que ce Chevalier n’agissait jamais sans raison valable. Pourtant il fallait pour ces dames tenir leur rôle comme si de rien était. Jocelyn s’asseyait en face de sa cadette lançant déjà une conversation. Myriam essaya d’enfouir son angoisse dans un coin de sa tête.   
  
Difficile avec ces hommes qui l’entouraient sans véritable discrétion. Son père vit tout de suite son changement d’attitude. Alors une main douce, mais ferme se pausa sur la sienne. Il ne dit mot mais son sourire remplaçait toutes les phrases du monde. Ce n’était pas à elle de se préoccuper de tout cela. La princesse hocha délicatement la tête en lui souriant. Elle ne vit pas le roi échanger un regard sérieux avec son chevalier. La fête continuait…   
  
Comment souvent lors de ces soirées, le temps perdit tous ses droits. La jeune fille mit tout en œuvre pour être charmante et de bonne compagnie. Elle mangea les plats délicieux. Elle écouta les poèmes sur les batailles encore fraîches. Puis le temps de la danse. Ses parents rayonnèrent au centre de la pièce. Tel le ciel et son étoile. Florian les suivit au bras de sa fiancée. Pauline Courneuve une jeune comtesse pleine d’esprit et de conviction. Tandis que Jocelyn passait son bras à chaque jolie femme qui venait à lui. Ils eurent chacun une danse avec leur cadette.   
  
Myriame savait danser comme elle savait faire chaque chose qu’on lui avait apprise. Avec grâce et application. Elle avait cela dit beaucoup de mal à se détendre pour de bon. Elle sentait dans l’atmosphère le secret d’une menace. Cela lui donnait l’impression d’attendre un malheur sans en connaître ni la cause ni la teneur. Un sentiment oppressant qui n’était pas sans lui rappeler les longues heures à se demander ou se trouvait ces hommes qu’elle aimait.   
  
La nuit était avancée, la soirée sur le point de s’essouffler. Enfin son visage apparut non loin. La princesse le questionna en silence. Et comme toujours il se voulu rassurant. Pourtant la jeune fille ne s’y trompait pas. Elle avait bien trop de fois observé ces traits pour en deviner les cachoteries. Quelques minutes plus tard le roi se décida à prendre congé. Permettant ainsi officiellement à tous les convives de se retirer si souhaiter. Il faut aussi rappeler que la majeur partit des occupants revenaient d’une longue journée de voyage.   
  
Le seigneur salua ses fils, embrassa sa femme, souria à sa fit et partit dans un mouvement parfait d’une dizaine d’hommes. Myriame se faufila à leur suite dans l’espoir de croiser Tristan. Personne n’avait remarqué sa fuite. Il y avait soit trop d’alcool soit pas assez de sommeil pour que les esprits s’étonnent. C’est juste avant de franchir le seuil de la salle qu’elle le vit. Il étudiait la troupe entrain de quitter la salle.   
  
La jeune fille se porta prés de lui. Il était concentré, occupé, accaparé. Une main délicate et tendre se posa sur son avant bras. Myriame n’était pas de ces personnes qui aiment se voiler la face. Si son chevalier craignait un e attaque elle voulait savoir.  Et là alors que la vie se faisait sous leur yeux la princesse murmura à son oreille.   
  
-« Dites moi, mon chevalier, dites moi ce qui se passe. »   

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MessagePosté le: Jeu 17 Déc - 02:50 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant

La garde royale arriva finalement, ôtant l'angoisse qu'avait ressentit durant cette soirée le jeune chevalier. Bien que rassuré par leur présence, il s'efforça de maintenir un certain niveau de surveillance afin de pouvoir réagir le plus rapidement possible. Par chance, rien n'arriva ce soir là. Et c'est lorsque le Roi se retira que son sentiment qui le prévenait d'un danger s'apaisa. Était-ce un faux semblant? Sans doute bien que cela ne lui arrivait qu'en de rares occasions...

C'est alors qu'il observait la troupe s'éloigner que la chaleur d'une main apaisante se fit ressentir sur son avant-bras. Tristan cligna des yeux plusieurs fois comme pour se sortir d'un état végétatif pour ensuite poser son regard sur la jeune princesse. C'est en imitant le faible timbre de voix de sa jeune amie qu'il lui répondit.


"Certains de mes hommes ont trouvés la mort ce soir ma princesse. Par chance, cela ne semble être qu'un acte isolé."

Il n'était pas vraiment convaincu lui même par ses paroles. Mais il pensait avant tout à la princesse. Il se devait de choisir ses mots. Après tout, il ne souhaitait pas l'effrayer. Bien que quelque peu fatigué il ajouta toujours sur le même ton.

"Pour plus de sécurité je veillerai personnellement à ce que personne ne pénètre dans votre chambre ce soir ma princesse. Vous pourrez ainsi dormir en toute tranquillité."

Il marqua une bref pause avant d'ajouter d'un ton calme et doux.

"Si vous voulez bien me suivre, je vais vous ramener à votre chambre."

Après quoi il se mit en route, s'assurant que sa protégée emboîtait bel et bien son pas. Ils ne croisèrent que peu de personnes outres les quelques gardes du château. Chose qu'il jugea normal à une heure aussi indue. Après une courte marche ils arrivèrent finalement aux quartiers de la jeune princesse. Il s'arrêta face à la porte avant de lui dire d'une voix qui se voulait rassurante.

"Attendez moi au seuil un instant, je vais vérifier que votre chambre est bel et bien vide ma princesse."

Une fois sa phrase finie il procéda, pénétrant silencieusement dans la vaste chambre de sa bien aimée. Il ne trouva rien de particulier, rien de suspect du moins. Il se retourna alors vers elle afin de lui faire signe d'entrer. Une fois celle-ci à l'abri le jeune chevalier se plaça près de la porte puis lui tint ces quelques mots.

"Je vais maintenant vous laisser. Je pense avoir suffisamment abusé de votre temps votre Altesse. Je vais cependant rester face à votre porte pour cette nuit. Si vous avez la moindres inquiétude n'hésitez pas à faire appel à moi. Maintenant, si vous me le permettez..."

A la suite de ces mots il s'inclina légèrement, attendant que la jeune demoiselle le relève de ses fonctions afin qu'il puisse se placer à son poste de garde.
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MessagePosté le: Jeu 17 Déc - 13:30 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant


 
Le jeune homme mit quelques secondes pour revenir vers elle. Myriame savait que lorsque le chevalier faisait son travail il pouvait devenir une statue vivante durant un temps infini. Cela venait probablement de sa formation dans l’ordre. Une partie de sa vie que la princesse ne connaissait pas beaucoup. Sachant cependant que très tôt ce templier s’était distingué des siens. Il avait un talant pour le combat que beaucoup lui enviait. Tandis que la jeune fille priait à chaque fois pour que ce don reste en état de chimère…   
  
Alors quand il confirma ses soupçons une boule d’angoisse se forma insidieusement  dans le creux de son ventre. Son esprit intégra cette nouvelle avec un mélange d’angoisse et de colère. Qui osait s’en prendre à son royaume ? Est-ce que des ennemis avaient suivit son père sur le retour ? Se pouvait il que les contrées du nord se montre une fois de plus belliqueuses ? Depuis la naissance de la fille du roi avait épargnée Reim. Pour combien de temps encore ?   
  
-« J’en suis sincèrement attristée. Nous trouverons les responsables. Père ne laissera pas pareil ignominie impunie. »    
  
Voilà où en était ses réflexions lorsque son bon chevalier lui promis un peu plus de sécurité. Ses yeux bleus suivaient instinctivement le dos de son père qui s’éloignait. Il était très bien entouré, n’est ce pas ? Elle devait faire confiance à cette garde. Au loin les éclats de rire de sa mère amenèrent un peu de paix dans l’âme de la princesse. La reine n’aurait pas put être aussi calme si le danger était important. Pourtant la présence de Tristan près d’elle pour la nuit lui paraissait dès plus sage. Retirant doucement sa main elle acquiesça d’un gracieux mouvement du menton.   
  
Après un coup d’œil, vers les siens de nouveau attablés, la princesse avança dans la nuit à la suite de son chevalier. Son jeune âge lui permettait au moins cela quitter la pièce sans paraître impolie. Ses parents avaient assez confiance en elle pour ne pas la surveiller outre mesure. D’autant plus lorsqu’il savait Tristan à ses côtés. Son pas était lent, peut être un peu las. Cette longue soirée s’achevait de fort mauvaise façon… Enfin presque, car son protecteur était de retour. Elle l’observait marcher. Il lui avait manqué. Ce pas calme, cette voix douce.   
  
Myriame ne pensait pas qu’une précaution de plus soit nécessaire. Le fait que son protecteur prenne la peine de l’exécuter lui donna un peu plus la mesure du risque. Sans même y penser sa voix souffla pendant qu’il ouvrait la porte :   
  
-« Fait attention à vous… »   
  
Elle entra lorsqu’il le lui permit. Au loin dans l’appartement des pas arrivaient vivement. Une servante sans doute. La jeune fille fit quelques pas dans la pièce éclairée de chandelier. Tout était en ordre en effet. Pourtant un petit frisson secoua son échine. La princesse se retourna pour voir son chevalier quitter le seuil de sa chambre. Dans cette seconde elle retrouva l’écho de peurs enfantines. La peur de l’abandon était chez elle presque viscérale. Car elle était fille et non fils car elle était la dernière et que l’avenir était assurée.   
  
En toute honnêteté, égoïstement, Myriame ne voulait pas qu’il s’éloigne. Comment pouvait-il abuser de son temps ? Lui qui prenait si bien soin d’elle. Il avait le cœur aussi généreux qu’un dieu et cela l’attendrissait à chaque fois. Elle savait que la place d’un chevalier était celle qui prenait toujours. Pourtant parfois cette maudite étiquette créait des envies de révolte. Il attendait qu’elle le congédie. Mais… ne pouvait-elle pas le retenir encore ?    
  
-« Le temps que vous me prenez n’est jamais gâché mon chevalier… mais avant… puis je vous offrir mon présent ? »   
  
Un sourire enjoué et plein de douceur appuya cette petite exigence. Et déjà les pas de la princesse reviennent au secrétaire. Le visage penché elle sortit le petit paquet de son rangement.  Les yeux brillants elle vérifia son état et le porta jusqu’à lui. Ses mains le tenaient avec une délicatesse particulière comme si cet objet appartenait déjà à Tristan et qu’elle venait le lui rendre.   
  
Dans un morceau de soie bleu était protégé un carnet petit mais épais. Et sur chacune des pages apparaissaient un dessin. Cela pouvait être une esquisse, un croquis… pour chacun une date était précisée dans le coin haut gauche de la feuille. Cependant aucune signature n’y était jamais apposée. Myriame, qui observait sa réaction le cœur un peu vif, expliqua gentiment.   
  
-« Voilà les trois derniers mois que vous avez manqué… cela vous plait ? »  
  
La question était naïve et pleine d’espoir. C’est en pensant à lui que chaque création avait prit vie. Mais cela la princesse n’avait pas le droit de le dire. Elle pouvait au moins ainsi lui montrer toute l’affection qu’elle avait pour lui. Dans son monde les démonstrations étaient prohibées. Elle savait aussi que la fille du roi et son chevalier se devait de suivre une certaine conduite. Myriame était bien trop sincère pour nier ses sentiments. Même ceci devaient rester convenables.   

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MessagePosté le: Jeu 17 Déc - 13:50 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant

"Comme il vous plaira ma princesse."

Répondit d'un ton doux et calme le jeune chevalier. Curieusement il éprouvait une certaine hâte. Quelle sorte de présent pouvait-elle bien vouloir lui offrir? Une lettre? Une création quelconque? Peu importe la nature du présent à vrai dire, le simple fait qu'elle lui fasse don de quelque chose remplissait son cœur de joie. Il attendit donc sagement qu'elle revienne à lui, portant de ses mains angéliques le dit cadeau. Il le prit délicatement des mains de sa princesse afin d'écarter avec la plus grande douceur le fin tissu bleu et de découvrir le contenu de celui-ci. Une étincelle s'alluma certainement dans ses yeux lorsqu'il put admirer le travail très soigné de la princesse. Elle avait véritablement fait preuve d'un talent inouïe. Ne sachant pas vraiment ce qu'il devait répondre à ceci notre jeune héros lui dit d'un ton très calme et très doux.

"Je prendrai soin de ce présent comme la prunelle de mes yeux ma princesse. Vous me comblez de joie. Nul autre que vous ne m'a fait de tel présent encore à ce jour. Je ne sais comment m'acquitter de cette dette."

Il inclina légèrement la tête en signe de respect envers elle. Qu'elle est passée autant de temps à la réalisation d'une telle œuvre le perturbait. Devait-il refuser un tel présent? Cela ne serait-il pas contraire aux règles établies dans le code de la chevalerie s'il tenait un tel objet en sa possession? De peur de la blesser il décida de le garder. Il le cacherait dans le plus secret des recoins afin que ceci reste leur secret à jamais. Il lui accorda un doux sourire emprunt de compassion avant d'ajouter toujours sur le même ton.

"Cela sera et restera notre secret ma princesse. Avant de rejoindre mon poste de garde j'aimerai savoir si je puis vous être utile en quoi que ce soit. Je pense qu'un tel présent mérite une attention particulière en retour. Si je peux vous combler d'une quelconque façon, faîtes le moi savoir je vous prie."

Il inclina légèrement le haut de son corps en guise de servitude, attendant en silence la demande de sa princesse.
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MessagePosté le: Ven 18 Déc - 18:33 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant


 
Il y eut une lueur dans son regard. Ou était-ce un mirage ?  Il l’avait prit avec ce respect qu’elle lui connaissait si bien. Chaque geste était suivit par ses yeux brillants. Dans le silence qui les entourait ce partage avait quelque chose de solennel. La jeune princesse savait qu’un tel cadeau ne pouvait pas être officialisé. Pourtant elle n’aurait put le garder. Il était pour son chevalier. Ce jeune homme qui avait été la muse de ses longues après midi automnales. Il méritait bien plus qu’un autre qu’elle prenne le temps de penser à lui. Mais ce n’était pas chose avouable.   
  
-« Il n’y a aucune dette entre nous sir…   
  
Elle rougissait à présent.  Imaginant que son geste puisse passer pour une façon de l’acheter. Ou d’attirer sa sympathie.  Mais non Tristan n’était pas quelqu’un que la jeune fille voulait avoir dans ses bonnes grâces de cette manière. Elle ne fonctionnait pas du tout comme ses courtisant. A tord ou à raison d’ailleurs. Ses frères lui avaient plusieurs fois conseillé de mieux traiter sa coure. Elle devait… prendre soin d’eux lui disait on. Mais quelle idée ! La fille du roi n’était pas faite pour être une enjôleuse, un soleil trop brillant.   
  
-« C’est un simple cadeau… pour me rappeler à vous, lorsque vous serez loin. Vous ne me devez rien que je n’ai déjà grâce à vous. »   
  
Son visage incliné la rendait hésitante. Avait-elle été maladroite ? Jamais elle n’aurait envisagé que cela puisse mettre son chevalier en mauvaise posture. Mais comme toujours son compagnon fut parfait. Il ne montra rien d’autre que de la joie. Et le cœur de la princesse en fut immédiatement apaisé. Mais… pourquoi se sentait il redevable envers elle ? Cela lui paraissait étrange. Myriame souriait de cette complicité qu’il renforçait entre eux.   
  
-« J’aurais voulu que vous puissiez récupérer de ce long trajet. »     
  
Myriame souriait tendrement. Elle aurait voulu qu’il n’ait pas à prendre soin d’elle. Qu’il puisse prendre soin de lui. Plus encore, qu’elle puisse prendre soin de lui. Sa main se porta vers le visage de son protecteur. Avant de se suspendre à quelques centimètres. Il y a des choses qu’il lui était interdit à elle une princesse…   

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MessagePosté le: Sam 19 Déc - 04:52 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant

"Ce que je ferais une fois que je me serais assuré de votre entière sécurité ma princesse."

Répondit le jeune chevalier d'un ton à la fois calme et doux. En effet, il était inconcevable pour lui qu'il regagne sa chambre en étant conscient du danger qui la menaçait. Certes, celui-ci n'était pas fondé, mais il restait tout de même présent. Qui plus est, le sentiment d'insécurité qui l'avait oppressé pendant la soirée le rendait quelque peu perplexe...

Alors qu'il s'apprêtait à se retirer, la jeune princesse eut un geste qui aurait certainement était considéré comme déplacé aux yeux des autres membres de la cour royal. Celui-ci pouvait certainement paraître banal aux yeux d'une personne issue d'un milieu plus modeste, mais dans le cadre présent cela était formellement interdit. Tout contact avec un membre de la cour pouvait être puni de mort s'il venait à s'ébruiter. Tristan redressa légèrement son visage afin de lui dire d'un ton calme et doux, affichant un léger sourire désolé.


"Bien que je sois persuadé que votre peau soit aussi douce que la soie et que votre geste soit purement amical, vous savez fort bien votre altesse que ce genre de gestes pourraient avoir de fâcheuses conséquences."

Après quoi il se redressa, la salua une nouvelle fois, puis lui tint ces quelques mots.

"Bonne nuit ma princesse. Que vos rêves soient doux."

Il s'inclina de façon très respectueuse avant de disparaître dans le couloir, fermant doucement la grande porte derrière lui. Comme prévu il resta sur le palier de la porte, se plaçant sur la droite de celle-ci. Le début de la nuit s'avéra calme et paisible. Mais c'est lorsque la pénombre recouvrit totalement le royaume qu'un évènement attendu se produisit. Un bruit étrange et s'étendant sur la longueur se fit entendre non loin de la chambre. Notre jeune chevalier s'avança en silence vers celui-ci afin de l'identifier. Alors qu'il s'approchait une vision lui apparut, une de celles qui lui apparaissait afin de l'avertir d'un danger. Il se vit mourir, une lame plantée dans sa gorge, celle d'un poignard imbibé de poison qu'une ombre embusqué lui avait lancé...

Suite à cette révélation Tristan s'arrêta net, posant sa main sur le pommeau de son arme. Il attendit ainsi un instant avant de se décider à agir. Le Templier fit irruption face au couloir en dégainant son épée d'un mouvement vif. C'est sans peine qu'il dévia immédiatement le projectile avant d'abattre sa lame sur le bras de son agresseur, lui faisant ainsi lâcher son autre arme, le blessant lourdement par la même occasion. L'inconnu libéra un cri de douleur qu'étouffa rapidement le chevalier en couvrant sa bouche de sa main, plaçant au même moment le tranchant de son arme sous sa gorge. Il lui dit alors d'un ton calme et froid.


"Je te prierai de ne pas faire de bruit, j'aimerai que tu ne réveilles pas ma princesse."

Il marqua une courte pause afin d'afficher un sourire exprimant une pointe d'ironie. Après quoi il poursuivit.

"Je vais maintenant te confier aux mains des autorités. J'espère pour ta sureté que tu parleras rapidement. Sans quoi, ta vie s'écourtera plus rapidement que tu ne le pensais..."

Il libéra alors sa bouche afin de l'attraper par le bras pour le traîner vers la loge des gardes qui se trouvait à quelques pas de la chambre de la princesse. Les gardes ne questionnèrent pas le jeune chevalier, agissant immédiatement en fonction des consignes qu'il leur avait donné auparavant. Il jeta ensuite un simple regard vers l'officier en charge de la garde afin de se renseigner au sujet de l'état de la sécurité de la chambre du Roi. Celui-ci secoua légèrement la tête tout en affichant un sourire confiant. Tristan le remercia d'un signe de tête avant de quitter la pièce afin de rejoindre la porte. Inquiet, il se permit de l'ouvrir délicatement afin de s'assurer de l'état de santé de la princesse...

Elle dormait paisiblement, son visage d'ange affichant un sourire innocent. Le jeune chevalier fut touché par une telle image. Elle paraissait si paisible... Il secoua légèrement la tête afin de retrouver sa concentration pour effectuer sa vérification avec plus de sérieux puis, une fois rassuré, referma la porte en silence. Par chance, aucun autre accident eut lieu. Le petit matin arriva finalement, déposant sur le château un climat de paix et de sérénité. Tristan laissa échapper un soupir de soulagement lorsque les domestiques arrivèrent afin de s'occuper de la princesse. Il s'écarta légèrement afin de les faire passer, restant cependant près de l'entrée. Il aurait put se rendre dans sa chambre afin de se reposer lui aussi mais il préféra attendre que la princesse sorte afin de la confier aux bons soins d'un de ses lieutenants.

Après plusieurs minutes qui lui parurent interminable Tristan eut enfin le plaisir de voir le visage radieux de sa princesse. Il cacha aussitôt du mieux qu'il pouvait la lame encore ensanglantée de son épée en la faisant glisser légèrement derrière lui. Après quoi il s'inclina humblement face à elle avant de lui demander d'un ton calme et doux.


"Bonjour votre Altesse. Avez-vous passée une agréable nuit?"
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MessagePosté le: Sam 19 Déc - 20:36 (2009)    Sujet du message: Le retour des troupes Répondre en citant


 
Myriame avait incliné le visage en signe de pardon. Elle savait pertinemment, que toute familiarité, avec ceux qui la protégeaient était à bannir. Mais, ne l’avait son pas élevée avec l’amour de l’autre pour seule règle ? Il y avait dans tout cela quelque chose de terriblement illogique. En tant qu’enfant de sang royale elle devait tout à la fois être aimante et distante, être forte et protégée, être placide et critique. Tant d’attentes si contradictoires. Un jour Jocelyn lui avait dit en riant : « Tu dois suivre la loi et être capable de la contourner là est le rôle d’un chef. »  Et elle avait tenté de comprendre… ce soir peut être commençait elle à entrevoir sa sagesse.   
  
-« Je n’accepterais jamais que mes actes vous cause du tort. »   
  
Elle s’était reculée d’un pas avec un sourire triste. Plus un mot ne put franchir sa jolie bouche. Une limite avait faillit être franchise et la princesse se devait de faire pénitence. Ses yeux bleus, lointains, le suivirent entrain de la quitter. La joie du retour, le cadeau, ce contact avorté… beaucoup trop de chose, même pour son esprit sage. Se cherchait-elle une excuse ? Peut être oui. Mais après tout Myriame n’était encore qu’une jeune fille. Les erreurs devaient encore parcheminer sa vie. En songeant à tout cela le diadème fut abandonné sur une table.   
  
Un petit soupire lui échappa, alors que la silhouette de Cécile apparaissait dans la lumière. Depuis quand la duchesse était-elle entrée ? A la mine désolée de celle-ci, Myriame comprit, que la petite scène avait eut une spectatrice imprévue. La princesse dissimula ses pensées derrières une mine détachée. Son meilleur rempart contre ses questions. Sa servante secoua la tête sans pour autant tenter de s’exprimer. Elle l’aida donc avec douceur à s’apprêter pour le sommeil. Un petit rituel quotidien qui cette nuit avait la saveur du regret.   
  
Les dieux furent sans doute touchés par cette petite reine à venir. Car Morphée la portant dans son royaume avec la délicatesse d’un prince. Les rêveries furent nombreuses pour ces quelques heures. Nul ne sait exactement comment un esprit est capable de tant d’imagination. Dans la tiédeur des draps et avec celle de son cœur la princesse rêva. Dans ses songes une présence insaisissable la suivait. Lui apportant un sentiment de sécurité qui débrida toutes ses émotions. Le plus sûr moyen de laisser l’impossible tordre le cou à toutes ses frustrations. De la surement ses traits prirent l’image de la paix pour modèle.   
  
Au matin c’est la ronde Jasmine qui vint ouvrir les volets. Une lumière presque hivernale vint illuminer le grand lit. La princesse détourna le visage pour profiter encore de la pénombre. Elle ne voulait pas quitter ce monde onirique. Mais la paresse n’est pas chose convenable venant de la fille d’un monarque. Avec une tendresse moqueuse la femme claironna :   
  
-« Vous tardez au lit princesse tandis que messire de Rosae n’a point quitter son post pour vous veiller. Voila une bien mauvaise façon de lui montrer votre reconnaissance. »   
  
Il n’en fallut guère plus pour réveiller l’enfant. Devant le regard étonné de toutes les femmes, la jolie jeune fille s’activa avec une volonté tourbillonnante. Sa voix lança les ordres avec une bonne humeur communicative. En quelques minutes jupon, corset, bas et chaussures avaient trouvés leur place. Dans une danse fluide et pleine de vie la princesse rayonnait. Le rose nacré de sa robe rehaussait son teint matinal. La taille était mise en valeur dans une coupe fluide. Les doigts de fée de sa bonne nourrisse durent faire des miracles pour contenter son empressement.   
  
La princesse jeta un furtif regard sur son reflet. Une coquetterie rare chez la princesse. Mais elle voulait saluer son chevalier avec le plus bel éclat possible. Qu’il puisse aller se reposer en sachant à quel point la fille du roi allait bien. Du moins était-ce la première raison que Myriame se trouva. Cécile ouvrit la porte devant sa sœur d’âge en dissimulant son amusement. Voilà des semaines que leur princesse n’avait pas été aussi dynamique au réveil.    
  
C’était la mit novembre à présent. La neige ne tarderait plus. Et la demoiselle pourrait fêter son entrée dans le monde adulte. Son pas gracieux se répercuta dans le couloir. Et son chevalier était bien là. Une lueur de paix passa dans les prunelles océanes. Il était bien de retour. Déjà il s’inclinait. Mais Myriame eut le temps de voir sa fatigue… et… non.  Ses pieds frôlèrent plus lentement le sol. Son cœur battit un peu plus vite. Pourquoi du sang ? Doucement son visage trahissait ses questions.   
  
-« Fort bien… mais… et vous ? »   
  
Elle avait presque laissa sa première question s’extraire avant de se reprendre. Les mains jointes apposées contre son ventre, elle le regarda. Allait- il essayer de lui dissimuler des faits ? Une pensée alla vers le roi. Mais non… Tristan aurait été incapable de sourire si leur dirigeant avait subit un mal. Pourtant… Le lieutenant… le second du chevalier arriva juste à cet instant. Il s’inclina devant la demoiselle lui signifiant son respect. Myriame le regarda à peine avant de se remettre à marcher. Elle saurait de toute manière.   
  
-« Jasmine, fais prévenir les écuries, qu’ils préparent Mélor. Je voudrais sortir après le petit déjeuner. »  
  
-« Par ce temps ma dame ? »   
  
-« En effet… »   
  
S’il y avait un danger dans le château la princesse n’allait pas attendre. Elle savait que si Tristan la croyait en danger jamais il n’aurait accepté pareil projet. Dans une seconde de silence Myriame s’accapara son regard si doux. Sans avoir besoin de parler elle lui apprenait qu’elle n’était pas dupe. Aussi protégée soit elle la princesse avait conscience de tous les secrets qu’on s’employait à lui faire. Puis ses traits prirent le masque parfait d’une future dirigeante. Sa voix eut l’accent distant de l’autorité.   
  
-« Chevalier allez prendre un repos bien mérité. Messire de Galoni vous secondera jusqu’à ce soir. »   
  
A cet instant l’enfant avait laissé la place à la dame. Et ce n’était que lorsqu’elle était déterminée que Myriame abandonnait toute sa douceur. L’assistance le savait. Le lieutenant s’inclina de nouveau avec un « bien entendu ». Jasmine filait en jetant un regard au jeune bretteur. La veille femme n’était pas dupe. Sa princesse était aussi entêtée qu’Era lorsqu’il s’agissait du bien être des autres. Ce chevalier allait la faire tourner en bourrique.   
  
  
  
  

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